Je me souviens de ce poème, pourquoi je l’ai écrit, et dans quelle circonstance. Et pourquoi, cette journaliste.
Viktoria Marinova née à Roussé
Torturée
Violée
Assassinée
Viktoria Marinova née à Roussé
Je sens en toi ô Mahéma l’éternité
D’une idée
Préservée
La liberté
Viktoria Marinova née à Roussé
La liberté sauf pour les roses bulgares
Cultivées
Arrachées
Déchiquetées
Vendues maltraitées assassinées sans fard
Là-bas chez toi je ne veux pas y aller
Faisandées
Dépravées
Déshonorées
Les élites corrompues t’ont sacrifiée
« Une journaliste de merde en moins ok
Idéaliste
Altruiste
Trop utopiste
Cette putain aurait nui à nos intérêts. »
Ce sept octobre, au beau matin pourquoi tu es
Toujours là
Toujours là
Toujours là-bas
Viktoria Marinova morte à Roussé

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