Théâtre de l’Union, le 6 février 2026.


Synopsis oblige : le fils aîné « intégré » d’une famille d’immigrée maghrébine revient chez ses parents, au bord de la pauvreté, à la demande de sa jeune sœur, leur père, gros fumeur, étant très malade. Il en profite pour prendre du recul sur sa vie privée, lui qui est en instance de divorce, lui qui est un menteur maladif.
Les personnages : une mère illettrée avec les pieds sur terre ; le cadet, m’en foutiste sympathique, qui flirte avec des extrémistes ; la fille, travailleuse, qui pourrait faire la jonction entre l’ancien et le nouveau ; l’aîné, qui rejette ses racines et voudrait imposer ses idées ; enfin le père, malade, fidèle à son passé sans renier son présent.
Le décor est un appartement monde, les vidéos projetées sur les murs donnent le tempo des lieux.
Alors ! Des comédiens au bout de la perfection, même avec leurs loupés. Une mise en scène parfaitement classique, au sens d’aujourd’hui.
Alors ! Des projections et des éclairages maitrisés.
Alors ! Un texte travaillé au cordeau même dans les scènes oniriques.
Alors ! Deux trouvailles, celle de la voisine, un fantôme qui hante plus les pulsions que le lieu, (l’appartement). Et la violoncelliste…moi qui aime tant JS Bach
Alors ! Alors, il faut voir ce spectacle, pour tout, car ici chaque mot, chaque geste est dans un tout sacré, celui d’une humanité complexe, opposante, (ici jamais combattante).
Dans la première phase de la pièce, j’y ai vu plus les dérives des personnages qui ne savaient pas se positionner, sauf peut-être la fille. Dans la deuxième, au moment de la révolte du frère et de la sœur, là, avec les scènes oniriques qui vont suivre, nous entrons dans celle des vertiges.

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