UN TAPIS VERS LA SÉRÉNITÉ

La séquence « Cheek to Cheek », avec en image Fred Astaire et la puissance émotionnelle de Ginger Rogers, j’avoue de les voir et de l’entendre, ça m’apaise. Certainement un souvenir d’enfance, en tout cas un bonbon intemporel. 

Ce mois de février, je voudrais qu’ils sortent dans ma tête que des trucs heureux. Cool…un long tapis vers la sérénité, encore des jours heureux loin de ma naissance.

En ce jour d’après mes 72 ans, ce dimanche, je suis heureux. Ma femme sur le canapé, avec Flavie et bébé qui veut venir nous chercher, eux, qui regardent une série Netflix « Bridgeton ». Nathan aux vents du sommeil.  Moi sur mon fauteuil à vouloir poser de la cire sur mon écran.  C’est une image, évidemment.

Je sais que ma priorité pour laisser quelques textes intéressants serait de travailler ma prose. Mais, je ne peux pas combattre, ou difficilement, contre mon m’en foutisme.

Le fait de lire le matin les actualités depuis presque toujours m’a donné une culture superficielle.

Un bouquin, genre voyeuriste, qui aurait du succès. Un travail d’historien, et en plus celui d’un chiant. L’idée est simple : derrière le génie se cache souvent l’ordure, un déchet de la jouissance. Ses célébrités saluées par le monde entier, n’ont été en fait que des moins que rien. Voir quelques grands hommes, angle de leur vie intime, et effacer ces mots de non sens « derrière chaque homme, il y a une femme », mais travailler les faits et dire, que devant les hommes il y a toujours une bite. Je mettrais en avant le président Félix Faure, puis Pétain, ensuite Einstein ; en littérature il y en a à l’envi comme Sartre, Camus ; en peinture évidemment il y aurait Picasso, au cinéma j’y vois un étendard, etc.  Tant que le génie ne gomme pas l’ordure qu’est l’homme génial, en tout cas les enfants et ceux qui ne veulent pas, il y aura un obus à inventer.

J’ai toujours choisi ma vie. Célibataire, c’est évident ; après le mariage, les décisions les plus importantes, concernant ma vie professionnelle. En dehors de cette zone, et aussi l’acceptation d’en intégrer d’autres comme celle d’avoir des enfants, j’ai attaché plus ou moins d’importance aux évènements. Quoi qu’il en soit, tout ça pour dire, que je ne comprends pas pourquoi cet homme a téléphoné à son mari pour lui demander, en l’absence de fondant citron, s’il pouvait acheter un fondant à l’orange. Enfin si. Comme il ne voulait pas de conflit en rentrant à la maison, par respect diront beaucoup.

En vieillissant, je crois en la merveille, celle de connaître au mieux son environnement et de combattre pour l’ailleurs, si tout de fois, avec réflexions,  ce combat est « profondé » par nombre de lectures.

Les chansons que j’écoute à la saturation sont des trucs qui me réveillent. Ce soir. Eric Carmen,          Harry Nilsson.

Je dirai à ma petite fille d’avoir de la curiosité, de vouloir comprendre, d’avoir la patience d’apprendre, enfin de la modestie pour transmettre son savoir.

Quand je regarde un truc, il y a des scènes qui me percutent. J’aime bien les bleus.

Même démocratie, un gaz soporifique. Si ça continue comme ça.

J’ai demandé à ma femme, ce matin, sous l’oreiller, si elle m’aimait. La pudeur fait le silence, elle a dit un « oui ». J’ai insisté. Un oui, peut être un peut-être. Il fallait qu’elle le dise. Elle a compris ce que je voulais. Elle me l’a dit : « je t’aime ». Après 37 ans d’amour, ce n’est pas si mal. Alors, par défi, je lui ai demandé qu’on les dirait, ces mots, tous les dix ans. Sans se projeter dans l’avenir.

Au bout du bout, il faudra encore que certains hommes protègent encore une femme pour ne pas devenir une indéfinition de genre.

Ma femme me reproche très souvent de jouer sur les mots. Jouer sur les mots, c’est rouler sur le présent de la minute qui est passée. Seulement ça.

La pensée se vide. Pourquoi dire des choses et mettre des images, comme sur ma chaîne Youtube ?   L’IA est là. Seulement pour encore penser, même mal.

La vraie démocratie serait celle qui ne reproduit pas ses élites, aussi celle qu’un président verrouille tout pour encore devenir président. Mais je suis un peu soulagé. Hormis la marionnette qui papote, comme c’est la mauvaise ministre allemande qui décide, le gamin n’est, pas pour cette responsabilité, qu’un miroir de ce qu’il aurait voulu être. C’’est ça d’être dépucelé avant l’âge de raison.

Mauvais, Bof, bon, excellent, qu’importe, voir un spectacle vivant me réveille.

A propos de encrier310154 932 Articles
Je suis né en 1954. Enfant de la DASS, placé dans une famille d'accueil, j'ai dû rapidement travailler. Ce qui ne m'a pas empêcher de suivre des cours du soir et d'obtenir un DESS en sciences économiques. Parallèlement j'ai découvert le théâtre. De 1975 à 1980 j'ai travaillé le jeu d'acteur, puis les deux dernières années j'ai suivi des cours théoriques sur l'histoire du théâtre. J'ai commencé à écrire vers 16 ans, mais du fait d'un temps de travail important, je n'ai pu qu'écrire des synopsis pendant une quarantaine d'années. Depuis 2016, année de ma retraite, je les travaille.

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