Recoudre un journal intime.

Je ne vais rien recoudre de mon journal.  La piscine qui noie, le flot des robots qui happent, mais au bout du bout je n’oublie jamais qu’il y a un ,ou des, connards serviles qui se servent de la cervelle des autres pour exister. Ils n’ont, ceux qui font ses robots, une terre, alors que nous, nous passons outre les trous noirs. Une nouvelle année, de plus.

Affreux, le temps qui passe c’est affreux. Il n’y a rien de bon à savoir, rien de bon à vieillir, le connard qui prétendra le contraire sera certainement un sacré menteur, où alors un malheureux SDF.

Voilà que le patron est parti, à Milan a-t’il déclaré, la ville où la direction générale est installée ; or il a été muré, (muté), à Naples, rien de plus, une ville mafieuse de plus.

Quant à mon avenir, on le voyait à Mérignac, mais j’ai refusé pour ne pas tomber dans les griffes d’un fou furieux, après avoir connu celles du menteur. Les patrons de Carrefour ont décidément le talent des arrivistes sans en avoir l’intelligence.

J’ai déjà écrit que le fils du directeur général est présent dans notre magasin. J’ai déjà écrit que lorsqu’ il ne veut pas travailler, il porte une minerve au cou, à la jambe aussi; c’ est un con enrobé de fainéantise, un sucre d’ orge salé, une fantaisie de la nature.

Ce brave garçon, comme l’ensemble de l’encadrement, a été au pot de départ du directeur. Inutile de vous dire la petitesse de ce pot fait de cacahuètes périmées, (c’est la vraie vérité), de champagne premier prix, et d’un plat de spaghettis.

Ce que rajoute aujourd’hui est que déjà en 96 les cadres plus plus ne pensaient qu’à surfer sur une action montante, avec la seule stratégie de gagner plus plus.

Un nouveau patron.

C’est l ‘histoire du petit qui met les pieds dans le plat et qui devient grand, non pas parce qu’ il sait ce qu’ il fait, mais surtout parce qu’ il le fait.

Le malheur est de naître nain, l’important est qu’ il y ait des nains.

– Dis papa, quand tu seras mort, tu iras dans le ciel?

– Oui N…

– Et je viendrai te voir en voiture.

Le 27 janvier

Encore un dimanche de pluie, ce qui ne nous a pas empêché, Nathan et moi, de faire une balade en vélo dans le village, pour acheter le pain et Libé.

Sinon, nous sommes restés au chaud, à jouer.

Demain sera un jour comme un big bang, je vais avoir quarante deux ans.

* De la femme au litron, il n’y a qu’un verre que je consomme plus qu’à mon tour.

* Je n’ai-me pas les femmes qui fument. D’ailleurs, je n’ai-me pas non plus les hommes qui font pareils.

* L’eau a submergé les alentours sans noyer ce cœur printanier qui s’offre quarante deux printemps.

* Je suis l’enveloppe de la peur bourré de courage dont le sang aurait abandonné par lâcheté ses globules blancs.

* A comprendre trop, l’essentiel se complique.

* Penser à Jean-Claude et penser qu’un cordon doit se couper, c’est de la reproduction à bon marché.

Et penser à Henri, c’est de la prétention.

* L’ un et l’autre, l’un sans l’autre, qu’importe. Il y a moi au milieu qui suis et ma mère.

 * Un vieux me regarde et je pense à cette jeune fille de vingt an au regard sombre aperçut hier au musée qui s’imaginait être ce bébé pleurnichard. Aussi elle pleurait  comme un peintre pleure quand son modèle reste trop humain.

* Mes enfants sont meilleurs qu’une femme.

A propos de encrier310154 932 Articles
Je suis né en 1954. Enfant de la DASS, placé dans une famille d'accueil, j'ai dû rapidement travailler. Ce qui ne m'a pas empêcher de suivre des cours du soir et d'obtenir un DESS en sciences économiques. Parallèlement j'ai découvert le théâtre. De 1975 à 1980 j'ai travaillé le jeu d'acteur, puis les deux dernières années j'ai suivi des cours théoriques sur l'histoire du théâtre. J'ai commencé à écrire vers 16 ans, mais du fait d'un temps de travail important, je n'ai pu qu'écrire des synopsis pendant une quarantaine d'années. Depuis 2016, année de ma retraite, je les travaille.

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