Théâtre de l’Union, le 8 avril 2025, texte et mise en scène d’Emma Dante.
Avec Italia Carroccio, Manuela Lo Sicco, Leonarda Saffi, Simone Zambelli, Lumières Cristian Zucaro,Assistante de production Daniela Gusmano,Surtitres Franco Vena
Voilà, j’ai adoré, tout, la simplicité avant la complexité ; la douceur dans la responsabilité, l’humanité dans la vie. Une histoire tourmentée d’une famille qui n’en est pas une formellement.
Le décor : des sacs, du vrac en ligne droite derrière quatre chaises, image d’un appartement bordélique qui loge quatre personnes, trois femmes qui élèvent un grand garçon idiot, autiste. Pourquoi ? L’origine.
Quatre femmes vivaient ensemble. Une est tombée enceinte d’un menuisé violent qui ne voulait pas d’enfant. Il la battait. Jusqu’à ce jour du septième mois de grossesse où la brute assassine la douce. L’enfant survécu, sur son lit de mort, elle demanda à ses amis de prendre soin de lui.
Ça raconte la dernière journée qu’il passera avec ses trois mamans adoptives. Ici, pas de militantisme, hormis celui de la vie, et d’en finir avec les violences faites aux femmes, qu’elles ne soient plus prises pour des objets sexuels, (d’où la scène du déshabillement, et du défilé de ces dames tel qu’il était pratiqué dans les bordels). Du social.
Un texte du réel, des comédiens formidables, une mise en scène intelligente, une soirée à ne pas oublier.
