La création est un forfait face à l’oubli. Sans pour autant un quitus pour l’éternité qui d’ailleurs n’existe pas.
Je pense que beaucoup à la fin de leurs vies ne voient que du brouillard même avec une opération de la cataracte, et même avec des verres performants payés par la sécu. Alors je dis, adoptons la vue, pas les voyants.
Personne, rien, comme la poussière, Tout n’appartient à personne. Utiliser le possessif aujourd’hui est une horreur. Raillons donc ça de notre belle langue.
Les philosophies sont dans la tapisserie que faisait et défaisait Hélène ; le jour tu existes la nuit tu disparais, mais en laissant un petit quelque chose qui fera dans des millions d’années : une toile…que plus personne ne comprendra.
Ce qui me manque dans l’immédiateté, ce n’est pas penser, c’est l’écrire.
Les humanités dans leurs diversités sont un compost en devenir.
Au dessus des hommes il y a une idée. La grande question est laquelle ? Et s’il y en a plusieurs, ils sont dans la merde. Quant à moi je me contente à écrire des choses.
Aucune fille de huit ans doit être éduquée. Est-ce vraiment ce qu’a dit Allah aux talibans ? Si c’est ça, c’est pourri.
Je ne crois en rien, même pas en moi. Alors au destin ! Peut-être à une chose, le hasard. Le hasard ne dirige rien, il ne guide personne, il est simplement ce qu’il est : le colorant du néant, et ça me plaît.
Les rues de Perpignan ont ça de paradoxales, elles s’épanouissent dans une merde sans odeur.
Il y a exister et inexister, dans la vie comme dans la mort. Quoi que dans la mort l’inexistence est prédominante, sans à-priori. Le mythe d’Orphée me soutient.
La mort est un retour à la source. Aujourd’hui n’importe qui sait nager…pas moi, l’eau est une horreur. D’ailleurs je ne comprends pas pourquoi je ne suis pas mort avant.
