mise en scène d’Elsa Granat.
Le 7 novembre 2024, Limoges.
D’après de très loin, genre Shrek, Roméo et Juliette, dans un pays lointain, loin de Shakespeare à qui les emprunts par-ci, par-là ne sont pas toujours adroits. Pas de distribution à écrire, je n’aimerai pas oublier le bambin à droite dans le tableau du chant pharaonique.
Donc, Elsa Granat revisite Roméo et Juliette pour explorer les liens familiaux et repenser nos croyances. Je n’ai rien vu de nouveau sur les liens familiaux, sinon plus de vulgarité par rapport au texte original. Quant à repenser nos croyances…lesquels ?…ne sait-elle pas que le monde occidental a pris la dérive déjà depuis des années ?
Mais, je n’ai pas vu passé trop les deux heures trente même si je pense qu’elle aurait pu resserrer. Alors je vais bougonner : les enfants c’est bien, c’est aussi trop quand on veut créer un spectacle ambitieux. Les maladresses, du fait que ce sont des enfants, évidemment, on les oublie quand on les remarque. Mais aussi, mettre des enfants dans un spectacle pour adulte, n’est-ce pas un peu pour se faire pardonner d’autres maladresses ?
Le texte, je l’ai suivi, il partait dans des séquences dans tous les sens en accord avec le chaos qui était présenté en première instance comme le fil rouge. Quant à la pièce de Shakespeare…elle devenait seulement une mise en valeur.
Synopsis. Un banquet pour les dix-huit ans de Juliette organisé par sa famille. Il faut dire, ici, tous les adultes sont déjantés. Il faudrait que je revois au moins une fois en prenant des notes pour comprendre ce qu’on me montre, ce qui me fait écrire qu’elle a surchargé ses tableaux de tellement de références, comme si elle devait instruire l’aveugle et le sourd. « La flûte enchantée », vraiment !!!
Comme nous sommes dans un théâtre national, il y a eu la sublime réplique qui parle des vieux de droites. Faut bien faire des concessions quand on veut manger. Bref. Entre adultes et adolescents, une bagarre de génération. Et une fois que Juliette et son Julot boivent la potion, il y a toute cette longueur. Ok, l’image du parc pour enfants…la transmission.
Écrivaine, metteuse en scène, cette Elsa cumule. J’ai lu sur internet son parcours. Du sérieux. Pourtant, pour cette pièce sympathique, je dirai en conclusion qu’il y a du bon, du trop et un zest de rien.

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