Je ne peux pas écrire la distribution, ce que je fais naturellement, puisque j’ignore leurs noms qui figuraient peut-être sur la note d’intention, note que je ne lis jamais avant le spectacle.
Je vais me répéter : je regarde un spectacle aussi en fonction de ses moyens. En entrant dans la salle, je dose mon curseur. Des moyens faibles ne justifient pas des textes faibles, mais seulement des faiblesses sur la formation, sur la technique, sur le temps. Mais toujours avoir de l’ambition, toujours vouloir prendre du plaisir, toujours respecter le public.
Alors ce soir. « Un médecin malgré lui » chahuté. Pas assez. Ce texte de Molière est très proche de la Commédia Dell’Arte, avec des effets faciles. Ici , la mise en scène ne l’a pas assez poussé dans ses retranchements, il aurait fallu grossir les traits, toujours plus. Mais ce fut agréable de voir les résultats d’une troupe avec d’aussi faibles moyens. Les quelques faiblesses de la première partie sont gommées ensuite. J’ai eu un vrai plaisir de me laisser embarquer dans le spectacle. Je me suis surpris de ne plus analyser, de participer au voyage. Une bonne soirée. Quant aux trois coups…je me pose des questions.
Ah oui, je vais relire le texte de Molière pour approfondir ma connaissance.

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