MÉMO

Tous les trucs que je lis, c’est quoi ? Avec Céline il y a eu un plus-plus du langage populaire avec une ponctuation intéressante. Aujourd’hui il faut retrouver le personnage, le mec, la femelle, celui qui pisse dans l’évier ou celle qui se masturbe dans la douche.

La littérature est arrivée au bout d’une certaine bouche, comme la biodiversité. J’en suis là dans ma réflexion, et très loin dans mon écriture.

Le seul voyage au bout de la nuit que je connaisse est la rigolade.

Quand un homme n’épouse pas un mystère, il baise un prix pour deux.

Créer ou recycler c’est la même racine. Aujourd’hui je travaille sur une série issue d’une blague de Coluche. J’ai détourné l’original, et après il n’y a plus qu’à faire du compost. En littérature c’est pareil, dans les arts c’est pareil. C’est pareil partout en politique surtout. Créer est un recyclage avancé. Alors ils disent une banalité du genre « personne ne part de zéro ». Oui, mais il ne faut rien dire de plus aujourd’hui.

En janvier Sens, mars Évreux, avril Vienne, Juillet Canet, et maintenant Aout à Dijon. Je dis à Sandrine que les voyages sont des ruptures, des ruptures longues de mon quotidien, de celles qui justifient ma fainéantise. Pourtant je sais, je l’ai fait, quand rien ne me perturbe, en quelques semaines, je peux écrire bien longuement.

Dans la tête de Franck, aujourd’hui !

Les choses que j’aime m’épuisent. Les autres me font travailler, certainement parce qu’elles sont imparfaites. Comme la voix de Karen.

Aucun encouragement pour inexister encore plus. Moi je suis humain pour dire ça. Les scories, les bulles d’oxygènes comme les religions et les dieux et les horreurs qui ne peuvent que s’y associer, ses fantasmes n’auraient même pas le droit d’un mot si seulement un dieu avait existé.

L’horizon lointain de l’humanité est sa disparition. Plus rien à foutre de Socrate. Alors, avec cette perspective il faut raisonner basic comme Johnny qui disait  « profitons de maintenant ». Les grands criminels pensent la même chose.

J’aime vivre inutilement parce que la vie me déprouve depuis trop longtemps pour ne pas lui montrer que je vaux mieux qu’un père. 

La mort de « Teteu », Jean-Michel, est la preuve vivante que l’inexistence est la vie. Les autres peuvent se noyer dans le temps, ils inexistent. Alors une fois dit que faire de cet épuisement qu’est la vie ? Je dirai rien de plus que l’abeille fait, butiner.

A propos de encrier310154 932 Articles
Je suis né en 1954. Enfant de la DASS, placé dans une famille d'accueil, j'ai dû rapidement travailler. Ce qui ne m'a pas empêcher de suivre des cours du soir et d'obtenir un DESS en sciences économiques. Parallèlement j'ai découvert le théâtre. De 1975 à 1980 j'ai travaillé le jeu d'acteur, puis les deux dernières années j'ai suivi des cours théoriques sur l'histoire du théâtre. J'ai commencé à écrire vers 16 ans, mais du fait d'un temps de travail important, je n'ai pu qu'écrire des synopsis pendant une quarantaine d'années. Depuis 2016, année de ma retraite, je les travaille.

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