61 blocks exactement, Théâtre de l’Union, le 20 mai 2025.
Mise en scène et dramaturgie Céline Garnavault..
Jeu en alternance Céline Garnavault, Gaëlle Levallois, Nathalie Davoine, conception des blocks et création sonore Thomas Sillard.
Comme il nous le fait comprendre avec les vingt secondes de silence, yeux fermés, avant le début du spectacle, l’intention est qu’il soit immersif. L’immersion est propulsée pour seulement dire que nous avons des sens à aiguiser, en cela je suis d’accord. Savez-vous que les premiers homos couraient plus rapidement qu’Usain Bolt, sans chaussure : le sens du touché terre pour la chasse, et survivre.
Je me recentre sur le spectacle. Pour enfant, il va s’en dire, mais si des adultes le regardent avec des yeux, non d’enfants, mais d’adultes avec du passé, alors ils se rememorent. Moi, en tout cas, j’ai vu une immensité d’images survoltées, plusieurs scènes de Tati dans « Playtime », (l’image en dit long), une scène de Jerry Lewis dans « Le délinquant volontaire »,(il dirige une musique de sons électroniques), mais aussi « Pierre et le Loup », de ProKofiev, qui donne des clés pour comprendre le langage de la musique. Comme ici. Ce spectacle est une continuité dans une niche pour dire que les sons sont la vie. Quand j’écoute les quatre saisons de Vivaldi, il n’y a que du son, et pourtant je sens l’été, l’automne, l’hiver, le printemps. Comme ici, avec quelques facilités, public oblige, les sons de la ville.
Un bémol à ce beau spectacle, (comme souvent dans ceux qui ont un public jeune), le confort des spectateurs les plus vieux, comme moi, est un peu sacrifié : genoux moins souples.
Enfin, j’ai un beau regard pour l’actrice qui jouait, pas seulement une marionnette, mais des vies embringuées dans une ville qu’elle essaye de dominer.
