ARCHIVE récente, « Où je vais la nuit »?

Papa n’est pas d’accord, il voudrait que je publie son article sur la MJC de Croix, mais c’est moi qui gère. Bisous. Et ce spectacle je l’ai beaucoup aimé.

« Où je vais la nuit », théâtre de l’Union. Orphée et Eurydice revisité par Jeanne Desoubeaux. Théâtre musical d’aujourd’hui. Avec Jérémie Arcache, Benjamin d’Anfray, Cloé Lastère, Agathe Peyrat.

Je ne vais pas discuter sur le concept de « théâtre musical » mal défini, où plutôt trop défini chacun y mettant sa dose de musique, de chorégraphie, de texte et de référence. Ce sera dans un de mes prochains articles.  Mais pour faire simple je dirai qu’un « théâtre musical » c’est du théâtre en musique. Dans le cas de ce soir c’était de la « musique concept théâtralisée ».

Pour résumer très brièvement le mythe : Orphée avait reçu de Calliope sa mère, une muse, le don merveilleux de la musique, tandis que les dieux lui firent cadeau d’une lyre. Il jouait divinement de l’instrument au gré de ses envies ou de sa mélancolie. Un jour il rencontra l’envoûtante Eurydice. Leur amour était si profond et si pur qu’ils décidèrent très rapidement de se marier.

Et voilà où le spectacle commence.

D’abord une petite surprise. Je suis arrivé un quart d’heure d’avance dans la salle comme à mon habitude, une musique disco m’y a emmené. À voir le décor j’ai compris immédiatement que nous étions les invités d’un mariage banal qui devint celui d’Orphée quand la musique originale commença.  Il y a eu un morceau de bonheur mais il fut de courte durée…

Eurydice sortit pour prendre l’air…et mourut. Effondrement d’Orphée. Comment pouvait-il vivre sans celle qu’il aimait avec passion ? Il implora les Dieux qui l’autorisèrent à descendre aux Enfers – le Royaume des ombres – pour en ramener sa bien-aimée.

Je ne suis pas musicien, pas d’avis sur la qualité des compositions.

Le texte banal, faible, il n’était qu’un accessoire, un autre instrument de musique. Le mélange des genres musicaux ne m’a pas perturbé même si pour l’accompagnement de la scène des retrouvailles aux enfers j’aurai choisi une musique moins classique. Mais comme je l’ai dit je ne suis pas musicien. La mise en scène, le décor, la bande son accompagnaient intelligemment le mythe.

Enfin autant la scène des anges a donné un nouveau souffle au spectacle, autant celle à la porte des enfers avec ses personnages sortis de Star Wars était limite stupide.

Un spectacle agréable, en fin de compte.  

A propos de encrier310154 932 Articles
Je suis né en 1954. Enfant de la DASS, placé dans une famille d'accueil, j'ai dû rapidement travailler. Ce qui ne m'a pas empêcher de suivre des cours du soir et d'obtenir un DESS en sciences économiques. Parallèlement j'ai découvert le théâtre. De 1975 à 1980 j'ai travaillé le jeu d'acteur, puis les deux dernières années j'ai suivi des cours théoriques sur l'histoire du théâtre. J'ai commencé à écrire vers 16 ans, mais du fait d'un temps de travail important, je n'ai pu qu'écrire des synopsis pendant une quarantaine d'années. Depuis 2016, année de ma retraite, je les travaille.

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