texte et mise en scène Gaëlle Bien-Aimé
Avec Charline Jean Gilles, Amandine Saint Martin et Gaëlle Bien-Aimé, Scénographie Nathania Périclès.
Un gros point d’interrogation. Très gros. Ça commence pourtant bien, avec une introduction dansée, presque explicite, pour un gars comme moi qui ne connaît rien à ce langage. Puis après il y a eu la lecture du texte, oui, une lecture. Presque monocorde, l’interprète droite dans ses bottes, immobile, qui racontait sa vie. Le texte est ce qu’il est, et je n’ai pas tout compris. Le fil rouge s’est brisé rapidement, si bien que je le confronte pour ne pas m’ennuyer aux différentes figures de style qui le travaillait. J’ai trouvé de l’antithèse, de l’oxymore, un zest d’allégorie avec comparaison et métaphore, sans compter l’anaphore et surtout l’accumulation qui sont, surtout l’accumulation, le point d’orgue de ce texte.
Donc, je me suis ennuyé. Ce que je fais rarement, j’ai lu, en rentrant chez moi, la note d’intention : la pièce fulgurante m’aurait endormie si je n’avais pas le respect du travail, même inachevé.
Quand je suis entré dans la salle, un espace presque vide, des fils qui tombaient du ciel, je me suis dit, « tiens, un espace minimaliste, comme je l’ aime ». Pourquoi je l’ aime comme ça ? Parce qu’il donne aux comédiens la possibilité de se révéler, de ne plus se cacher dans un décor, dans une musique. Là aussi, j’ai été déçu comme je l’ai écrit, ton presque monocorde, et surtout sans jeu. Le théâtre minimaliste est pour que le jeu explose, que les comédiens scintillent, pour que le public jubile en couleurs.
Le staff du théâtre avait vu ce spectacle avant de le présenter, (ce que je doute)? En dire plus serait indécent.

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