Rupture depuis quelques semaines de C… avec D… Rien à là-dessus, sinon qu’elle se fait dans le respect, et aussi la générosité immédiate de C… en cédant le gîte de l’appartement acheté conjointement à son ex compagne. Il ira habiter plus loin, dans un meublé.
Je ne peux pas penser plus que ce que j’ai pensé depuis des années, mais peut-être, je peux le faire différemment, bref en recyclant.
Se mettre en avant, moi, moi qui cherchait des patates pour manger, qui allait à garouche, qui a volé un franc pour manger seulement une fois du chocolat. J’étais de naissance un effacé. Alors, soit je devenais une gentille pourriture, soit je naviguais sur le temps qui me passait dessus, et je faisais avec ma peur au ventre des autres.
Les films d’action sont trop souvent devenus des scènes de combats, et quand je regarde un de ces films, je les zappe souvent pour aller au cœur de l’action. Même si les scénarios, pour certains, méritent plus qu’une absence temporelle.
Je ne suis pas assez rapide pour dire ce que je pense, là.
Loin des fumés des années du début du XXième, du début de l’art moderne, qui a engendré le bleu, le noir, le clou, la corde, le truc, tout est devenu une œuvre. Alors je me dis, comme tout est une œuvre, tout peut devenir pognon. Les artistes célèbres qui n’ont pas mis le nez dans le beurrier, sont rares.
Imaginer c’est une soupe du passé, après des lectures, après de l’envie.
Ma femme, avec nos filles, sur téléphone, c’est un bonheur de les entendre.
Chacun, chacune, vit dans un marché. Même le plus milliardaire des milliardaires vit dans un marché. Il est seulement du centre, d’un point, qui est l’intersection entre deux lignes. La plèbe est du périphérique, les lucides hors du centre mais partout par ailleurs.
Un scénario, titre « Être ou ne pas être ». Une femme, pianiste, a assisté à un crime. Elle ne veut pas témoigner. Elle ne fait pas confiance à la police. Elle change de pays. Elle arrive à changer d’identité. Dans celle-ci, elle est aveugle. Elle est engagée dans un orchestre. Pendant des années, elle reste anonyme. …
Quand je me regarde dans la psyché à poil, je me dis que vraiment, même en ne détestant pas mon corps, les singes sont vraiment plus beaux. Quant aux guenons, je n’ai pas de doute, non, elles ne valent pas une femme.
Je suis bien à la bibliothèque de Boisseuil, un endroit qui m’apaise, me permet des trucs compliqués. J’ai trouvé un deuxième chez moi. Je ne sais pas si je vais y écrire un truc bien, mais je le souhaite pour elle.
Aimer, c’est répéter.
Une surprise, Sandrine accompagnée par Jean-Marc et Charline sont venus à la bibliothèque me chercher. Ils ont vu mon cadre de travail les après-midis. Ils étaient sur Limoges pour acheter des bricoles à Castorama.
Le temps de vieillesse est mon temps d’écriture, alors j’en profite tant qu’il me restera des mots à découvrir.
Kafka manque.
Je sais avoir quelque chose à dire, je sais aussi que les choses dites sont toujours des redites, même un clou sur un mur.
Tu sauves le monde, un news va sauver une chatte.
Je sais, c’est facile, mais mes failles, ce sont les autres.
Du temps de ma jeune vie d’homme, en regardant le ciné club, le générique, au hasard, je pointais un nom, et je me disais » qui était-il ? ». Pas une fois, des dizaines de fois.
Les riches font des enfants, peut-être par amour, mais certainement pour laisser leur marque, leur nom, pour une éternité illusoire. Ces nepos babies profiteront du non, de l’argent, de la célébrité de leurs parents, pour certains même d’un talent qui aurait pu être trouvé ailleurs.
Les grandes idées me fatiguent. Le raz de terre me convient, mieux comme il devrait convenir à tous les mortels.
Une journée sur les titres du Figaro du 25 mai, jour de la fête des mères.
J’écoute Queen « Bohemian Rhapsody (Live at Wembley 11.07.1986) tout en lisant les titres du figaro.
« Russes et Ukrainiens échangent 300 prisonniers chacun après une nouvelle nuit d’attaques meurtrières ». La guerre, la virilité de la peur, ça se confirme ici.
«Il aimait tellement l’argent, il en voulait toujours plus» : la fuite en avant d’un concessionnaire devenu escroc professionnel ». Assez banal, quand on connait un peu notre classe politique et nos artistes.
Poursuivons.
«Qui s’est moqué d’Elias ?» : quatre mois après le meurtre de son fils, sa mère sort du silence. Je n’ai pas envie de dire ce que je voudrais que notre société panse.
Une nouvelle panne électrique a touché 45.000 foyers autour de Nice après un acte de vandalisme. Il y aurait de quoi rire, notre société à engendrer tellement de comiques de ce niveau, si par bonheur, c’est seulement un comique.
En 2024, 105 enfants disparaissent chaque jour en France.
Un «Complément d’enquête» sur Rachida Dati bientôt diffusé sur France 2, sans importance pour sa carrière, sinon une attaque à son égo.
Cannes 2025 : un palmarès qui nous épargne le pire, qui a certainement encore plongé dans le chaudron wook.
«Je gère ma santé comme mon patrimoine» : ces sexagénaires qui changent leur routine pour éviter le coup de vieux. Ah oui ! Tant mieux pour eux s’ils peuvent mourir en bonne santé. Etc.
L’analyse est sanguine. Il n’y a peut-être rien à en retirer sur l’existence, certainement sur la vie.
En fin : « Pop Corn salé » est un cran en dessous de « Ne me quitte pas », un cran.
J’écoute lucidement presque toujours les mêmes chansons sur Youtube pendant que j’écris.
J’écoute avec fascination, « The Cranberries – Zombie 1999 Live Vidéo ». Je pourrais décrire chacune de mes sensations sur chaque image mouvementée, à la façon philosophique, même ça me demanderait du temps et de la connaissance. Un coin décrit avec mille mots, ne mérite peut-être pas le mot qui le désigne comme coin.
Je n’ai pas lu l’immensité des livres, seulement le meilleur de ce que j’ai pu.

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