Dieu. Un, ou mille milliards de lui, je n’y arrive pas. S’il y a un DIEU, celui des milliards, et des milliards et milliards, et des milliards jusqu’à suffocation de la création des galaxies qui contiennent dans leur ventre des milliards, et des milliards et milliards, et des milliards de planètes, et des milliards, et des milliards et milliards, et des milliards de soleils, et des milliards, et des milliards et milliards, et des milliards de planètes…alors je me suis dit, l’important il a mieux qu’à s’occuper de ma vie. Alors je m’en occupe. Ma vie avec mon passé qui est mon essence, et les jours d’après jours, eux qui sont mon devenir à petit pas, pas pavés, comme le savent les cyclistes de Paris-Roubaix quand ils les traversent, des années sympas, des fois moins jusqu’aux chutes. Qu’importe. Il faut pédaler, marcher, ramper, pour être certain de ne pas rater un moment à respirer. Quant à dieu, qu’importe ! S’il est bon, il reconnaîtra son paradis.

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