MOTS D’UN JOUR ORDINAIRE : penser sans date.

Consommation, innovation, inhumation. Désiré a épuisé le mot pour donner du terreau.

Avec « les enquêtes de Murdock », « les enquêtes de Morse », et « Sherlock », de mon temps, il n’y a rien de plus éblouissant. Putain que j’y pense à eux !

Pour trouver un modèle il faudrait croire en un Dieu.

Je vais me remettre à l’endroit. Ne plus me prendre pour un penseur, seulement un type qui cherche une idée. Une idée ça ne serait pas si mal pour ma part.

Donc Nathan. Donc le mariage de Caroline. Donc mes yeux.

Seul dans la salle d’attente avec une personne beaucoup plus âgé que moi apparemment, dans une chaise roulante, les yeux rougis, une bassine sur les cuisses pleine de choses qu’il mange. Particularité, il est en slip. Son pantalon est au sol. 13h55. Heure du déjeuner. Personne à l’accueil, personne dans les couloirs, nous, dans la salle d’attente ouverte. J’ai trouvé bizarre qu’un patient soit en slip dans une salle d’attente dédiée à l’ophtalmologie.

J’écris en mon absence.

Je suis incapable de parler intelligemment, sinon genre, en public.

Nathan vient cette fin d’après-midi. Pourquoi ? En voilà une question !

Les morts qui parlent encore aujourd’hui parlent trop bas…enfin sauf Hitler, évidemment. Et Staline. Et Trotski…Et tous les corrompus millionnaires de Russie, d’Afrique et d’Asie, sans oublier l’Amérique Latine. Ah oui en occident il y a évidemment des corrompus, mais sans plus croire à la démocratie je crois un chouia encore à la justice. À la cour des comptes. Aucunement au conseil constitutionnel. Ils savent pourquoi. S’ils ne sont pas corrompus comme ceux de la cour suprême aux USA, ils sont tout au moins soumis.

L’amour occidental est une bite dans une meule de foin. Chez les polygames il n’existe pas, (seul le nombre d’enfants pour l’amour d’un nuage compte), quant aux autres il y a plus de peur.

Je n’ai jamais tatoué le nom de ma femme sur l’épaule, pas plus les prénoms de mes enfants sur mes bras, et encore moins des cœurs ou des ailes d’anges par-ci par-là pour faire moderne, sans sens.

Sandrine revient de Lascaux héroïquement en forme.

Le 25 mai 2023

Les nuages crevés  lancent les barreaux de leur prison. Impossible de sortir pour jardiner.

Journée de repassage. Quinze jours de retard. J’installe la table à repasser devant la télé allumée, et hop, mise en route de la vapeur : à moi culottes ! À moi maillots ! À moi pantalons …laissez-moi vous toucher, vous aplatir, vous dérider, vous plier, vous ranger, le tout en deux heures d’évasion.

Le recyclage est la première invention de l’homme.

Le pouvoir, le plus petit pouvoir a de ceci de commun avec l’immunité des plus grands, qu’il nage dans toute la société. Du mari qui bat sa…il faudrait enlever le possessif…une femme… aux députés et aux présidents qui mentent pour continuer à en avoir. En passant par le milieu pédophile sacré au milieu tout autant pédophile des artistes.  Le pouvoir est un roquefort, fait pour la sauce forte qui couvre tous les vices.  

Ce que j’aie avant tout est l’honnêteté. La fidélité je ne m’en fous puisque j’ai cette qualité, mais pour les autres elle n’est que subsidiaire sauf pour les croyants qui bloquent leurS un neurone, le premier à décoincer qui pourrait leur ouvrir la vie et non plus  la peur de la mort.

Écrire une pensée furtive en se baladant par exemple, et s’en rappeler sans perte, est un exercice mémorial.

Depuis mon achat de coco Sandrine rote encore plus.

Le 26 mai 2023

Je jardinais. Sous la serre presque quarante degré. Impossible à vivre dedans même pour des melons.  Alors j’aère. Je me plie. Pendant mon abandon de quelques pas, j’ai pensé à Yves Cochet. Et dans un mélange. Et aussi la musique « Un enfant dans la ville », une musique soap sous estimée, tellement fracassante avec son temps.

Michel Fugain, à priori, a peur de la mort, il est croyant des textes qui sont dits. Dieu ou les Dieux n’ont jamais rien à faire des gens qui n’ont pas encore un neurone.  Ah oui, je crois que ce que les humains désignent comme beaucoup de neurones, pour les croyants c’est seulement un terreau.

Depuis un mois je regarde chaque jour un film de la catégorie  «Action », chez Netflix. Des scénaristes à la petite semaine, comme au début du cinéma quand il fallait produire de la pellicule pour faire du fric.  J’ai bien un truc horrible, un mec bien et pas bien, pas docteur le jour et mister la nuit, un personnage horriblement saignant le jour et horrible ailleurs. La première scène : il va tirer une balle dans la tête d’un bébé de six mois. Pour vous dire que mon scénario est horrible. Ah oui chez Netflix on adore les feed-back, dans mon scénario il n’y aura pas de retour en arrière mais un avant dans lequel l’assassin sera un héros.

Ah oui, les livres saints sont des livres de la peur : avec beaucoup d’imaginations. Les millénaires laissent à la trouille de devenir une création.

L’idée que j’oublie en plaine va exploser en montagne.

Quand je pense écrire un truc intellectuellement intéressant il y a toujours une réalité qui me trompe. Être seul, ce serait bien pour écrire beaucoup beaucoup, tout en acceptant de vivre moins- moins (le trait d’union pour especter l’académie, même si pour le reste je m’en fous comme l’an 1),  et toujours moins.

Un après-midi avec Alfred Jarry, You tube. JC  Averty était dans son élément. Presque dans sa peau. Pour aujourd’hui la mise en scène serait stupide. Quant au texte, de l’absurde il y en a des tonnes, alors ? J’écris « Ça chauffe » en pensant un peu à lui. Quand j’écris il y a toujours une référence qui me guide jusqu’au mot qui nous diverge.

Le 27 mai 2023

Le festival de Cannes, comme ce qu’est devenu le festival d’Avignon en moins pire, ce festival donne de l’obésité à la foule qui vit par procuration, tout en profitant en se foutant du bas (même en donnant), pour surtout récolter par le haut.

Les mots tombent et se fracassent. Voilà une bonne excuse pour ne pas conclure ma tétralogie.

Les réseaux sont des égouts, il faut que ça servent à écouler la merde. Je ne suis pas rancunier, seulement stupide. Après avoir envoyé plusieurs de mes textes au théâtre de l’Union,  j’aurai au moins souhaité qu’on me dise qu’ils sont nuls. Ok. Ils sont peut-être nuls, pas de problème. Mais moi je les aime bien. En sachant que mon écriture, celle de mon journal en tout cas, sera présente jusqu’à la fin prochaine de l’effondrement.

Le 28 mai 2023

Une Vivie chez nous pour regarder deux ou trois épisodes d’une série. Pour elle c’est ça. Pour ma femme et moi c’est du bonheur. Pour Nathan, les chiottes.

Le monde a l’air comme dans l’antiquité, et j’imagine bien avant du temps de la cabane…un monde avec un monde dominant qui élise un mec pour qu’ii devienne plus puissant. Le temps du passé est le temps présent. Aujourd’hui il y aura l’effondrement dans un siècle ou deux…les politiques rejettent le problème sur les ingénieurs. Mais si eux ne peuvent pas ? Les politiques auront toujours ces mots : qu’ils commencent les premiers.

Le 30 mai 2023

Vu quelques portraits filmés par S.Guitry.  À l’ancienne France, ses discours. Des portraits pour se mirer. Comme je n’ai lu de ses écritures que les nombreux titres, je dois avouer que les titres sont « banaux ».

Le trait d’union est un trait que même le trait d’union ne supporte pas s’il ne connaît pas la suite.

Nathan devant moi avec sa paire de ciseaux zigouille des photos. Sandrine après l’avoir aidé est retournée sur son fauteuil faire des mots fléchés qui ne tuent jamais.  

Le 23 juin. Ma fille danse. Elle doit danser devant les autres et nous.

Landru tuait pour du fric, du pognon, le système qu’on le nomme libéral, capitaliste, tout ça c’est une recherche, c’est du Landru à une autre étape, plus intellectualisée. C’est pour ça que je n’aime pas beaucoup de philosophes, sauf un ou deux…et encore. Penser pour penser, même qu’on se dit Montaigne, Adrien…dans le lisier il y a bien sarthe, qui a fécondé comme dans tous les porcheries.

Mon cerveau danse avec ce que j’ai lu il y a longtemps avec des connexions qui me révèlent des trucs en somme toute, pas très intéressantes. (J’aime bien condenser mes tournures de phrases.)

« Il va vous inviter sur le tapis rouge a à peine 13 ans ! Qu’est-ce que vous avez-fait pour en arriver là ?

  • Rien. Ma mère d’aller chez lui pour gagner du fric…il m’a droguée…j’ai su quelques jours après qu’il m’avait enculée, un mot de plus, ce qui fait qu’aujourd’hui je ne ressens plus rien. »(Elle rigole).
  • Comment son nom ?
  • Vachleski.
  • Vacheleski !
  • Le jour de mes 14 ans et demi il m’a rendu à ma mère avec un chèque parce qu’il devait se rendre en Suisse pour un autre coup. » 

J’aime bien le vert au cinéma surtout si ça gomme l’eau de rose.

Le 31 mai 2023

Entre ce que je ne suis pas et ce que je ne veux pas être, il y a des possibilités. Mais ma terre, que dois-je faire …pour toi…et un peu moi. ?. ?.

La difficulté du savoir est de ne pas  oublier.

Quand tu perds une paire de couilles dans une conversation, c’est que des mots. Quand tu les perdras vraiment pour une chose (je n’aime pas de vie ou de mort), importante, tu seras un héro, mais un héro castré. Alors qui es- tu ? Un héro du mot ou un amoureux de ta vie ?

Deux heures ce matin à chercher un stylo, cadeau d’Éliane pour sa petite fille. Putain qu’il faisait chaud…surtout pour n’avoir que de la sueur.

Je voudrais tant que Sandrine fusionne son corps avec le mien, tout le temps…pour un temps de mon fini.

Découvrir, abandon, ce n’est pas l’alpha et l’oméga, seulement un point après un départ chaotique  pour quelqu’un au fond d’un trou qui respire encore.

Le vent pousse les branches à ne pas rompre mais seulement à résister toujours un peu plus, toujours un peu plus.

Giverny en fin de compte n’est rien de plus qu’un fantasme du passé, et surtout une exploitation commerciale, comme notre monde sait le faire pour faire du pognon sans que ces tourismes sachent ce qu’ils en retournent. « Elles sont belles ces fleurs.

  • Trente et un an vous regardent.
  • Ah bon. »

La majorité font des selfies…ma femme, ma fille et moi avons au moins lu son introduction.  Un souvenir horrible pour un jardin ordinaire à cette époque.

Si je devais comparaitre la vie avec une recette sans hésitation je dirai la purée. Et cela quelque soit le légume, ou le tempérament.

En sixième mon prof de français m’a traumatisé avec la ponctuation. Déjà que j’étais un élève moyen, il m’a enlevé une virgule dans une phrase qui l’a méritée bien. Soixante ans après je sais que j’avais raison. La virgule dit plus qu’une suspension, une vapeur, une âme, et toujours un souffle.

A propos de encrier310154 932 Articles
Je suis né en 1954. Enfant de la DASS, placé dans une famille d'accueil, j'ai dû rapidement travailler. Ce qui ne m'a pas empêcher de suivre des cours du soir et d'obtenir un DESS en sciences économiques. Parallèlement j'ai découvert le théâtre. De 1975 à 1980 j'ai travaillé le jeu d'acteur, puis les deux dernières années j'ai suivi des cours théoriques sur l'histoire du théâtre. J'ai commencé à écrire vers 16 ans, mais du fait d'un temps de travail important, je n'ai pu qu'écrire des synopsis pendant une quarantaine d'années. Depuis 2016, année de ma retraite, je les travaille.

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