(il y a une astuce) : le courrier de deux coeurs.
Qui pourra le déchiffrer ?
Voici donc les lettres.
Monsieur Lepère Deschauçettes Maurice

45 Rue de la Senteur
vuaené 59 510 _’~\o×\’= =*“^^ å° » »
chère amie,
Je viens d’apprendre avec stupéfaction que la morte avait ressucité gràce
aux doigts agiles et sveltes de ma grand-mère.
A peine lui avais-je apporté ce que je croyais être un corps mort et sans
âme,qu’elle fit fi (symbole sexuel en voie de régression pour parler comme
les économètrss)de tout cela et plongeant les mains dans un sec mystèrieux
ånous réso1verons »le mystère du sac »danš notre prochain numèro en vente
chez les meilleurs libraires.désisà1oarution),en retira deux aiguilles à
tricoter. Et mémère eut vite fait de remettre sur pieds,ma chaussette verte
Avec inquiétude je me demande ce que vous allez penser de moi.
Je souhaite que vous ne vous êtes pas mis en frais pour la cérémonie reli-
-gieuse qui du coup n’aura pas lieu. Quoi! Vous aviez déjà acheté la robe
noire,et les bas noirs,et le voile noir,et les larmes. Quel gachis!
(”e m’effondre. Je bois un verre de vin bleu,blanc,rouge. Je réfléchis)
Voilà ce que je viens de décider. Vous aurez votre enterrement et ainsi
vous n’aurez pas fait tous ces achats pour rien.
Cette nuit quand toute la maison sera endormíe,je vais descendre vers la
cuisine,du tiroir de la table de la salle à manger je vais retirer une
paire de ciseaux bien affutée et alors qu’elle ne s’y attendra pas…Pan…
Je coupe cette chausatte en rondelles de telle sorte que même ma grand-mère
ne pourra la ressuciter.
Comme vous le comprenez pour vous je deviendrai un assasin. Aprés ce crime
il est certains que plus aucune chaussette ne voudra m’aocompagner dans
la vie.
Tout ce que je vous demande c’est que si un jour la police m’arrête,vous
veniez à Loos m’apporter quelques oranges. Le voudrez-vous?
Un ami qui se veut du bien.
PS: Veuillez détruire cette confession aprés 1’avoir lue. Elle pourrait tomber
dans de mauvaises mains.
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Monsieur Lepère Deschauçette Maurice
45 Rue de la Senteur
Vudener 59510 Datezun jour comme les autres
Chère amie,
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J’apprends à l’instant avec stupéfaction que la morte afiࢠressucité grãce
aux doigts agiles et sveltes de ma grand-mère.
A peine lui avais-je apporté ce que je croyais être un cadavre sans âme
qu’elle fit fi (symbole sexuel en voie Qe HEGRESSION pour parler comme les
éoonomètres) de tout cela et plongeant les mains dans un sac mystérieux
(Nous résolverons « le mystère du sac à grand-mère » dans notre prochain
numéro en vente chez les meilleurs libraires dés sa parution),en retira
deux aiguilles à tricoter. Et mémère eut vite fait de remettre sur pieds,
ma chaussette verte.
Avec inquiétude,je me demande ce que vous allez penser de moi.
Je souhaite que vous ne vous êtes pas mise en frais pour la cérémonie reli-
-gieuse qui du coup n’aura plus lieu. Quoi! Vous aviez déjà acheté la robe
noire,et les bas noirs,et le voile noir,et les larmes. Quel gachis!
Je m’effondre. Je bois un verre de vin bleu,blanc,rouge bien de chez nous.
Je réfléchis.)
Voilà ce que je viens de décider. Vous aurez votre enterrement et ainsi
vous n’aurez pas fait tous ces achats pour rien.
(Vérifiez que personne n’écoute ma lettre)
Cette nuit quand toute la maison sera endormie,je descendrai vers la
cuísine,du tiroir de la table de la salle à manger,je retirerai une paire
de oiseaux bien affutée et alors qu’elle ne s’y attendra pas…pan…
je oouperaí cette chaussette verte en rondelles de telle sorte que même
ma grand mère ne pourra la re-ressuoiter.
Comme vous le comprenez,pour vous je deviendrai d’ici ce soir un assassin.
Aprés ce erime,i1 est certain que plus aucune chaussette ne voudra m’ac-
-compagner sur le chemin de la vie.
Tout ce que je vous demande c’est que si un jour la police m’arrête,vous
veniez,une fois par semaine par exemple,à la prison de Loossalamoëlle
m’apporter quelques oranges.
Le vouflrez-vous?
Un ami qui se veut du bien
««
PS: Veuillez detruire cette confession aprés 1’avoir lue. Elle pourrait
tomber dans de mauvaises mains. ‘
Cette lettre a été entiérement écrite par son auteur.
Tous droits de reproduction et de traduction réservés pour tous pays y
compris pour 1’URSS. Mais on se demande bien ce que pourrait faire cette lettre
en URSS alors qu’elle est destinée à une petite ville du Nord de la France.
Chère amie,
Je ne vais pas tergíverser sur ce faitzje t’éoris. Et ce malgré läétê qui ne frappe
pas à nos portes. Quelïs temps bizarre.
As-tu remarqué comme les heures paraissent longues et comme les secondes passent
vite,si vite que j’ai 1’ímpression de ne pas arrêter de vieillir.
Toi qui oolorell tes nuits en b1ano,retenue évêillée grâce je présume aux oris de
douleurs des maladefile temps te joue t’i1 ce tour? (Veux~tu rajouter un s à malade.
Merci par avance).
Il est vrai que je fais åe nombreuses et précises fautes d’orthographe bien que
je m’applique tous les soirs à laver mes pieds et à écouter les doux chants que
font les rats dans le caniveau. Mais peut-être ces deuxšäånt-ils aucun rapport?
J’aí reçu ce matin une lettre de Dominique ou plutôt une carte postale. Le soleil
ne semble pas lui donner beaucoup de oourage,je compte les mots avec les dents de
ma fourchette. Mais nous ne sommes pas en vacances pour écrire. Ah!bronzer sur
une plage aux grains de sableÿbercer par les rumeurs des vagues (aprés sable,veux-tu
rajouter fin. Merci par avance),emporter par des rêves ooêaniques,manger du poisson
frais,ah!que je n’envie pas ces gens. En ce moment l’été est si moche.
Dominique semble avoir pourtant plus de chance en Corse.
Roubaix en oe moment est si triste que même les roses pleurent dans les jardins.
Le parc Barbieux,d’habitude si gai,n’envoie plus aux passants qu’un regard mélancolique
comme s’í1 se rappelait de ces jours de fasteQ,d’avant la construction des H.L.M.
Ton ãåîvailînåjespère que tu as bien récupéré de tes quatre nuits consécutives.
Moi IE nuit,j’ai très bien dormi.
La semaine prochaine,je vais toucher mon mois et j’ai décidé de renouveller mon
garde-pantalon. Un costume au Auchan m’a fait tourné de 1’oeil. Un cogtume de velours,
500 F,pas encore mangé des mites qui me plait beaucoup. D’aprés ma belle-soeur,i1
faudráïdùy ÿ7achète¢les chaussettes assorties. Vraiment ne trouves-tu pas Qaèeàåe
)»4a=ds idées bizarres.
A 1’instant,un moineau chante. Tu l’entends,il chante la venue de la nuit.
A mon révei1,2O H.
Mon magnétophone tourne et me lance aux oreilles la voix de Léo Ferret. Un chanteur
que j’admíre beauooup. Te parlerais-je de mes gouts?
Culinaires d’abord:j’aime tout. Sauf peut-être les pommes-de-terre,et aussi toute la
charcuterie,et encore les boites de conserves,et enfin qu’on ne me parle pas carotte
rapée.
ArtístKiques:j’aíme tout. Sauf peut-être les mauvaises variétés,les peintres avec
des cheveux longs,les rigolos de la galerie Marboeuf.
Habillement:mon principezil vaut mieux mettre 1’habit que išä fait le moine pluiôt que
dïêire nu.
Mais cela ne t’interesse peut-être pos,aussi je concluevpar ce mot du célèbre poète
et philosophe Français: Bonsoir.
Je t’embrasse bien fort.
I
Lettre anonyme.
Mr LYSZU ROBERT
4§ RUE RUE
ROUBAIX Pour la date,on peut en discuter.
Chère amie,
Dehors il pleut des trombes d’eau douce tandis que le ciel oharrit des torrents
de solitude. Nul homme dans les rues. Nulle femme aux jupes légères. Personne
dehors. Chez moi les objets restent muets à mes avances,la télévision jette du
vide au néant,la radio pond du mensonge. Je m’EMMERDE.
Alors je t’écris.
Je vais te raconter une histoire vraie du matin,bénie entre deux tartines au beurre
un café tiède et un verre de laitzla voici dans sa robe blanche.
« Vive la mariée »lui avait-on criêuaux oreilles ce I5 Juillet 1934. 35 ans déjà.
Aujourd’hui »Vive la mémée »ces enfants disáixxixiixï criaient.
*épé était mort d’une pneumonie,disaient-ils à leurs connaissances. En réalité
le vieux,alcoolique de première nécessité,avait succombé des suites d’un delirium
tremens.
Mais noblesse oblige.
Ce jour,mémé:trainait chez l’ainé de ses enfants,un homme d’affairesprofitables
embourgeoisait ¿usqu’au nerf de sa dent de sagesse. Sa femme,une mégère genre
féministe en pantalon et sans poitrine.
On n’osait pas confier à mémé son petit fils agé; de I5 ans,elle risquerait avec
ses mains toutes fripées de le salir. N’avait il pas attrapé des boutons le jour
même où nous 1’avicns laissé,par bonté,toucher sa joue. _
Non la vieille les exaspérait,surtout que maintenant il éàgÿ devenuÿãmpossíble
d’inviter des amis à la maison à moins que de l’enfermer dans une armoire ou de la
bourrer de somnifère. Mémé ne connaissait ni Black Sabbath,ni Pierre Jourdan. On
pouvait lui pardonner le pipi au lit mais ça,jamais. Quelle hontel
Un autre drame se pointaít. Bientôt se serait les vacances en Espagne. Un soleil
envieux de corps b1ancs,une villa louée pour 18000 Frs/I5 jours,une affaire,
une servant du pays même,IO0Om2 de.p1age privée,un jardin arrosé électriquement,
une cafetière électrique. Bref un chateau.
“Avec la vieille,ça ne sera pas du gateau“,la douce mégère avait confié dans le
lit à son mari. “Faudra encore payer une surveillants. Encore des frais. Tu ne crois
pas qu’elle exagère de vivre à nos crochets. »
Son mari,le fils de la vieille,le préféré de la vieille (elle se souvient£d’un jour
où tout pleurant,il était revenu à la maison à la sortie de 1’êcole. Il voulait
ce jouet,oeluí de la vitrine du magasin. Ah! mère tu te rappelles de cette année
sans nouvelle robe,mais enfin le petit avait son train électrique et riait,riait)
commençait à comprendre pourquoi le vieux avait décédé.
Il en avait marre de dormir prés de cette radine,cette toute laide,eette emmerdante
cette langue de vipère.(§angue de vipère parce que justement elle ne disait rien.
Ne doit-on pas se méfier des gens qui ne disent rien,mais qui en pensent,en ›pansent
« Quais ohérie,vive les mémés à l’hospice ».
Comprends les,elle n’était même plus humaine.
Amie,ce long poème t’auras fait oomprendre,je l’espère,combien est mauvaise l’âme
des enfants. Tu n’as donc plus qu’à avorter dans la joie et la bonne humeur.
A la semaine prochaine-
I
Un ami qui ne leur veut que du mal
wPS:pour les íntelleotuelsgje n’ai jamais été juux petitement âgé.
Mr LYSZYK Roger
77 Rue Jean Macé Le 24 Juin I9…(comme je suis vieux)
Roubaix 59IOO
Chère amie,
Voilà des années que je vous écris et jamais une réponse. Je commence à douter
de votre amour surtout qu’il parait que vous xxxixxxmaxiíx vous seriez mariés
avec un acteur célèbre,beau,svelte,visiblement inintelligent mais sans bouton:
Alain Melon. Dites-moi la véríté:qu’est-il pour vous? Ecrivez-moi la réponse
car sinon je vais me faire du cinéma et penser qu’i1 vous embrasse et peut-être
même…
Non c’est trop affreux.
En plus,ce n’est pas juste. Car aprés tout j’étais le premier. Voilà dix ans
que nous nous connaissons et que je vous fait la cour (basse).
Ahlles belles vacances que nous avons passé. Dix ans,que c’est long et en même
temps court(sans basse). › ,
Boulogne,une plage du Nord où le xxhinxzx grain de sable a la grosseur du galet
d’Etreta. Mes premières vacances et mes premiers patés de sable.
N’avez-vous pas remarqué que prés des plages souvent vient mourir une mer? Ø
C’est par cette question pertinente qu’à la terrasse du Café Marin,je vous abordëfis
Tout de suite nous avons sympathisé. Vous avez souríflpuis je repris:
-Vous voulez boire quelque chose. Je peux vous l’offrir,j’ai casse ma tirelire ce
matin.
Vous sourïtes,je repris
-Garçon,1a bargirl arriva,un bordeau et…et,tu ne répondis pas alors,et un deu-
-xième bordeau,mais moins rouge que le premier comme ça on ne les confondre pas.
Vous sourîtes,je repris.
-Vous aimez rire que je vois-
La bargirl trouvait surement qnnxxsux ce eouple curieux,un homme qui parle,une
femme qui n’arrête pas de rire,car avant même que je n’eus le temps de boire qu’elk
alerta la police cotière.
Nous nous sommes retrouvez en prison,tous les deux dans la même cellule,pour
inntxiimx attentat à la mer. N’avions nous pas,tous les àeux,dans le fond d’une
de nos pêches une bouteille d’eau de mer. On nous accusez de vouloir assécher
une mer et par là les finances d’une ville totalement dépendante de cette eau
salée.
Bref quand je t’ai violé dans la cellule,dé1icatement,j’ai compris que je t’aimais
et t’aimerais toute ma vie. Mais cette nuit là tu ne sourie pas bien que je fus
lv; ‘
moins brutal que les violeurs professionnels. r
Vvuo
Qu’avez ii ressenti,je ne le sus jamais. Tu t’évanouis de Êoulogne le jour
de notre libération sans que je ñveus le temps de te parler.
Je ne connus ton adresse que par hasard grâce à ma logeuse qui connaissait la tienne
qui elle-même connaissait ton adresse où devait suivre le counier.
Depuis je t’écris régulièrement mon amour éternel.
“t qu’est ce que j’apprends:tu veux épouser Alain Melon. Vraiment tu n’as pas de
respect pour les gens qui t’aiment.
J’espère que très vite tu le divorceras qu’enfin je puisse te violer légalement.
Ton amoureux qui ne te veut que du mal.
PSztu n’es pas obligé de divorcer. Je connaås des poisons trés efficaces et in-
détectable. Contactes-moi.
Mr LYSZYK Roger
77 Rue Jean Macé Datte molle et séche.
Roubaix
Chère amie,
Je ne pouvais rester si longtemps prés de votre bouche sans tomber amoureux
de vous.
Et voilà qui est fait. Je suis tombé à Moureux et me suis cassé la jambe droite.
Dans oette vi1le,je me sens bien seul désormais,moi habitué à vous voir pro-
mener votre poitrine naçîlåîwîbeoãsxãmåîs marchands de n’importe quoi.
Notre profonde ägÊ%išie,allez-vous direbmaie ne dit~on pas loin des yeux loin
du coeur. Aussi je prends le parti aujourd’ÿui,dans cette lettre de vous déclarer
ma flamme. ,, _,¿}`l ‘. MJ Á; ›Q’Á.X`Q_…..;1¢.. @Lv
\kwmä __, ttmx ¿_L _,›+. .;.\\»..’;r…
¿ » et k » »`°¿”’
/nt! 5° Lan À,_ Ô-M
cet accident a mis le feu au poudre. Je vous aime,no1 comme un oochon pour les
glands mais plutôt comme un alcool pour le oirrhosé.
L’amitié n’existe plus,vive l’Amoar.
Que cela vous choque,je le comprends bíen,mais il fallait à tout prix (n’exagerons
pas trop tout de même,je suis payé au SMIC)que je vous livre ce sentiment frais
du matin.
M’aimez-vous,ô lampe électrique 6 mousse caressante å›\after-shave.(Pour faire
mousser un after-shave,il suffit de le faire éeumer de rage en ne 1’emp1oyant pasî
Si oui,je vous prie de m’écrire le plus rapiáement possible pour que j’entame
les formalité de mon divoroe,si non alors je vous demanderez un dernier service.
On m’a dit que vous connaissiez le pharmacien de la rue Dindomaron,oelui qui
s’est spécialisé dans les drogues et les venins. Puisque vous avez vos entrées
ohez lui,ne pourriez-vous pas dire à sa fille,une jolie rousse pas bien grosse
mais tellementappétissante,que je vais tomber amoureux d’elle.
D’ailleurs je lui dédie ce poème qu’immortaliseron} ses yeux bleus ,
6 ma rouquine vos cheveux sont rouz,l’avez-vous remarquez
mais d’un roux de serpent qui sentiraít le roussi.
qu’avec vous doit être belle la vie dans un lit
ou même dans deux lits si cela vous a choqué.
L’aímez-vous?
Je 1’ai en bleu,en blond et même en rouge pour les militantes.
Je préféreraís que vous rrflaimassíez malgré tout. Nous nous œnnaíssons depuis si
peu de ‘temps que j’ai 1’impression dekîoint vous connaitre,et cela. vaut mieux
pour rouler les femme. la
De cetfμfi hôpital sordíde,j’a’b’l;ends impatiemment amina visite de votre lettre.
Un ami qui passera. peut-être amant.
PS:Mon pyjama est ra.yé,.“
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Mon amie
Que se passe t’i1 dans ta si belle tête
Portée par une si belle nuque coiffée de si beaux cheveux que recouvre
un beau diadème
Serais tu amoureuse mais alors quel est le nom qui porte
tes
, sens
S’í1 s’agissait de moi
Je pense que nulle banque ne serait si riche
Mon ooeur comme un coffre fort te préserverait de 1’inf1ation qui gagne
toutes les vies maussades et temporelles
Les rapaces essayeraient de te voler bien sûr
O richesse de 1’être
Pour les contrer je banderai mes muscles
Et les tuerai pour que vive ma joie
Il ne s’agit pas de moi chère amie hein
Alors je me ruine comme un banquier sans clieu
Mon coffre reste ouvert qu’au moins un voleur vienne le frôler
Mais qui voudrait d’un coeur åisponible ou d’un butin offert
Il s’agit sans nul doute d’une Olympe de chair
U’un homme pour Madone avec sa richesse dans la peau et dans les pêches
Surement
Car s’i1 était laid sans un sou ohauve crasseux
alors tu l’aimerais
NON
AVERTISSEMENT
Ces extraits font partis d’un courrier constant et abmndant
ue nous avons eu aveo lusieurs « dames ». uand celui-ci fut
Q
trop personnel,nous avnns coupé pour ne point choquer les
bonnes moeurs de nos lecteurs.
Nous remercions les « dames » ä’avoir autorisé cette publication.
Chère amie,
Je vous remercie de m’avoir autorisé à publier partiellement notre correspon-
-dance. Quand les lettres prennaient un tour trop personnel,je les ai censurées.
En les relisant,je ne puis que m’étonner. Ce courrier avait pour but avoué de
vous séduire,donc de vous parler Amour et à aucun moment je n’eus 1’impression
de vous faire la cour. Et aprés on s’étonnera que je sois resté puceau…
Lettre au zo Aóãfi [gag (Extrait)
Chère amie,
Il m’a été impossible d’être à l’h6pital le jour de votre naissance pour la
raison,bonne je pense,que vous êtes plus vieille que moi.
Si la vie suit son cours normal et logique,§lors je peux dés à présent vous cer-
~tifier que je serais présent le jour de vos funérailles.
Lettre du 27 Avril 1970 (Extrait)
Chère amie,
…de vous voir sur la plage en maillot de bain,mes sens explosèrent. Et ça
fait une semaine que je tamise le sable pour en retrouver les éclats…
Mettre du 20 Janvier 1911 (Extrait)
Chère amie,
… dieu a voulu que je sois athéginutile donc de me parler mariage. Mais cela
ne m’empêche pas d’être un farouche partisan du devoir conjugal,même avec une
autre que la légitime…
Lettre du IS Janvier I972_(Extrait)
Chère amie,
Je viens d’apprendre avec stupéfaction (j’adore ce mot)que Roger Lyszyk vous
avez invité à souper ce Samedi en même temps que moi.
Comment allez-vous concilier cela sachant que je suis Êoger Lyszyk et que je le
déteste.–
Lettre au 24 Janvier 7Q.(Ex1;1-ait)
Chère amie,
John Wayne est mort ce matin au chant du coq assassiné par un cancer. Comment
de si braves bêtes,et si petites,en sont-elles arrivées là…
I
Mais quelles sont idiotes. En le tuant,elles se tuent en même temps. Le docteur
ne pourrait-il pas leurs expliquer cela au lieu d’essayer de fabriquer des
sérums dégueulasses.(§’en ai déjà bu. J’ava¿s vraiment trés soif)…
Pszönecassocíation pour la Protection Des Microbes Cancéreux vient d’ouvrir ses
#7
portes,préalablement fermées,à Lataite Depont 59793.
Lettre du I Juillet I973 (Extrait)
Chère amie,
Je t’écrís et je suis fatigué.
Bonseir Lettre au 24 Avril 197;| (int.-;Ȍwle)
Chère amie,
Ma rue a perdu beaucoup ce Samedi en ne te connaissant pas. Seul ton parfum
trés odorant aurait pu empêcher cette infection cutanée (des boutons) dûe aux
odeurs dégagées par la vidange de tous les waters-clcsets de cette même rue…
Lettre au 26 Avril 1:97§|(*1èm~al*¢)
Chère amie,
…la prostifiutíon n’est pas exactement ce que j’appelerais un métier même si
tu le pratiques 8h par jour,40h par semaine et II mois par an…
Lettre du 24 Mars 197$ (Extrait)
Chère amie,
… je viens de perdre mes 2G ans,bêtement. Ne les auriez-vous pas vus chez vous
trainer,dans un ruisseau,en face d’un bar,faire »oké,oké mec je me casse pour
les frêles épaules de ta chère amie. Quand les auras-tu,mes 20 ans?…
Lettre au I Mai 1975 (Extrait)
Chère amie,
Si je vous aie bien comprise la semaine dernière,vous n’aimez pas le boudin.
Maintenant que je le sais,je m’efforcerai de ne plus vous emmener visiter des
abattoirs tendant les heures de travail…
Lettre au 3 Avrn I97g.(^’“>m-ait)
O
Chère amie,
… la robe blanche que vous portiez dimanche ressemblait bien à votre âme pure.
Mais à force de la porter chaque semaine,vous allez bien la tacher. Me permettrez
vous alors d’être à l’origine de cette tache…
J’ouvre une sex-shop le mois prochain. Aîmoi les revues pornographiques,les
poupées gonf1ables,les films cochons. Ne croyez pas que je sois heureux d’ouvrir
ce lieu de débauches,mais vous le savez la loi interdit les maisons dites closes
bien qu’elles soient les plus accueillantes et les moins racistes…
Lettre du 30 Mars 1978
Chère amie,
…et je lui dis « Et ta soeur ». Il me répond: »Il est cinq heure ».
Des fois je me demande ce qu’ils apprennent à l’école.
Lettre du 3 Janvier I979
Chère amie,
… c’est alors que je vis se ramener sur son âne un pape drapé de rouge qui
criait « Communistes,ralliez-vous à mon panache rouge ». Dans le jargot catholique
on appelle ça »tendre la main aux infidèles“et dans mon quartier de 1’hypocrisíe…
Lettre du 6 Mars I979
Monsieur LYSZYK Roger
77 Rue Jean Macé
ROUBAIX 59100
Chère amie,
Je (o’est à dire moi ou plus exactement Roger,dit Roro pour les truands et les
mínistres),je t’écris ce petit mot pour te prévenir que bientôt tu retevras
une lettre de moi. Celle-oi risque de te cäpquer les méninges. Je ne voudrais
pas qu’en la décaohetant tu perdes tes oheveux,qu’en la lisant tes dents blanches
se déchaussent tout comme cela est arrivé à une dame à qui j’avais envoyé une
déclaration semblable.
Il faut donc inévitablement te préparer psychologiquement.
Je t’ai mis à cet effet une série de trois exercices en bas de page trouvés
dans l’ouvrage célèbre de monsieur Follaguèpe. Tu pourras les pratiquer aussi
bien sur les champs Elysées qu’en 1’église Notre Dame ou encore sous le pont
Mirabeau où ooule,parait-ilåàeène du théatre Monparnasse. Il te serait pourtant
plus facile de les faire chez toi.
Le premier sera trés simple. Il a pour but de durcir ton caractère.
Prends ton oaractère,mets le dans un saut,de lit par exemple,préalablement rempli
d’un mélange d’eau et de ciment rapide. Au contact de ce mélange ton caractère
se durcíra petit à petit. Dans l’heure qui suivra,tu pourras affronter les plus
mauvaises nouvelles en »restant de ciment“.(On pourra employer à la place du
ciment,de la glaoe si l’on veut »rester de glace ». Tout dépendra de ton gout.)
Le second exercice veut te doter d’une musculature abondante et fertile.
Tu prends une allumette en vente partout,maís vaut mieux quand même aller chez
un marchand d’allumettes pour ne point se tromper. Aux deux extrémités,tu y
acoroches un petit suisse comme le schéma le montre.
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Ce montage te servira d’haltères.
Faires les mouvements décrits plus de 20 fois pour avoir quelque résultat
spectaculaire. ÊÎ
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Nous abordons maintenant le troisième et dernier exercice. Le plus difficile.
Il a pour objectif de te donner une patience pour toutes les épreuves qui ne
` t’arrivent pas.
Tu cherches dans ton abondante chevelure,un cheveux de I0,53 Cm. Attention,pour
la réussite de l’exercice ce chiffre doit êtëe rigoureusement respecté. “e
me demandez pas pourquoi.
Une fois enlevé ce cheveux,tu prends un cable marin comme ceux qui existe sur
les quaiewde Dunkerque quand les bateaux rentrent au port,frais.
La difficulté consiste à lier ce cheveux avec le cable marin en ue te servant
exclusivement que des pieds.
Une fois ces trois exercices accomplis dans leur totalíté,1ire ma lettre sera pour
toi qu’une formalité. J’espère.
Un ami qui veut IO0 balles.
(5
PS:La musique d’accompagnement,pour le: exercices physiques,est en vente nulle
part. A notre avis d’ailleurs,elle n’a même jamais existé.
CONCOURS: Tu auras droit,pour chaque faute d’orthographe trouvée ,à une pétale de rose.
Au bout de cinq,la rose entière t’appartiendra.

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