Les actes manqués sont des actes programmés…au sens du salaud honteux d’avoir aimé sa mère. Depuis cinq ans, une fois par an, j’envoie des textes. Talentueux ou pas, être simplement comme les autres…au fond je m’en fous de ce qu’ils vont dire, mais j’aurai aimé de la courtoisie.
Aucun chemin. Du temps au hasard.
Je n’ai jamais aimé Michel Berger. Mais je l’ai écouté. Comme je n’ai jamais aimé Halliday…mais je l’ai écouté.
Un talentueux qui s’est emporté par la fleur bleue.
À la différence je n’ai jamais douté. Pas de nouveau départ. Jamais.
Picorer un biscuit il en restera toujours des miettes. Beaucoup des livres que j’ouvre, je les picore…une…deux…dix et plus soit par amour comme celui d’Arigault, soit par curiosité, par envie et autres. Alors l’envie…elle me vient de tout savoir, comme pour la musique et pour Seurat…la peinture. Même en lisant une ligne nulle…il en reste quelque chose… un point d’interrogation, un point de suspension, un point final.
Je vis de saturations et de points.
Dans le travail. Je n’ai jamais échangé. L’échange est un commerce trompeur. Donc pendant les réunions je me taisais. Je disais ce que j’avais à dire seulement quand j’étais dans une position de force. Et encore. L’entreprise est un lieu de silence, celui qui ne le sait pas n’a jamais travaillé ou celui qui le sait trop est un politicien.
Ne pas savoir qui on est c’est pouvoir s’exploser à la totale curiosité.
Avec S… je suis passé par l’attirance…le sexe…l’amour…la passion, et aujourd’hui la fusion. Y a-t-il encore une étape ? Sur plus de trente ans il y a eu ça. J’espère seulement ne jamais tomber dans l’habitude de la voir, de l’entendre, de me regarder, de me sourire, de m’énerver, de me caresser…ça jamais… de répondre au téléphone, de la voir lire sur son canapé Télé Loisir et les restes qui seront encore, toujours, un cadeau de plus.
Les matins je me connecte, je dois l’avouer je visionne GA. Ce qui m’énerve le plus est que je suis dans une version gratuite, mais que dans la version payante l’appli me donnerait sa ville, son adresse, son nom et même ce qu’il a bouffé hier, et avec qui. Et même si elle avait chié du lourd. Surtout en croisant ses données avec Alexia.
Mes textes je les aborde comme de la perte de temps. Ils s’imposent pourtant. Bouffeurs de temps que je devrais consacrer à rien. À peine à réfléchir.

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