Mon frère ne comprend pas mon écriture, ce que je dis dans une phrase. C’est pourtant pas simple, il n’y a rien de méprendre.
Les spectacles, les livres, les tableaux, les architectures, et les restes qui ont de la pesanteur, il n’y a que ça, avec différents niveaux, évidemment. Je ne sais pas si j’irai dans l’apesanteur largement après ma mort, mais je n’y travaille pas.
Dans quelques jours direction Dijon pour les anniv de Flavie et Léna. Quelques jours dans la chaleur de l’été, avec et sauf Nathan.
Exister ou ne pas exister n’est pas une option, c’est seulement une fatalité de s’assumer, plus ou moins, dans un temps qui se raccourcit.
L’éternité est la croyance de la mort.
« Papa tu lis quand tu es aux chiottes ?
- Je lis.
- Moi aussi.
- Tu lis quoi en ce moment ?
- Vercors.
- Ah oui le singe dans le Zoo ! »
La difficulté essentielle dans mon travail de ce jour consiste à traiter du nazisme et en particulier Mein Kampf hors de ses actions futures, sans que le livre se referme d’emblée même avant sa lecture. J’ai choisi précisément de ne pas employer le mot nazisme, de le contourner, non pas par lâcheté, mais parce qu’il fonctionne comme un signal qui annule toute pensée, parce qu’il déclenche une sorte de révulsion morale. Je voulais suspendre un peu mon jugement pour envisager une vie avec une juive dans toute sa complexité, ce que j’ai fait.
Quant à mon propre jugement, je suis parti des fours crématoires, pour envisager Hitler de l’intérieur, pour tenter de comprendre ce qu’il aurait pu ressentir face à l’horreur commise, aux homos cramés, aux bizarres stérilisés et à tous les autres.
Hitler ne me touchera jamais au plus intime, il restera une pierre, un salaud, un fou, un peureux des autres…un amour de lui-même, un selfieur en plus important. »
En ce moment j’assimile nazisme et islamisme voilà pourquoi dans ma chaîne je parle souvent des talibans.
Kafka a eu moins de lecteurs que moi, je n’en suis pas fier, j’en suis soulagé.

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