Idio qui vient d’Idiot, Mi à moitié, Cratie d’un reste.
Maintenant que tout est enregistré depuis un siècle, et que je suis un fan de ce que le temps dit et non pas de ce qu’il pense qu’il disait, je me rends compte que rien n’est ne sera plus génial, hormis pour les capitalistes spéculateurs, manipulateurs, honteurs. Ou plus exactement que les génies vont être exponentiels et que, dans un temps rapproché, comme nous seront tous géniaux, il faudra trouver un, ou une, ou un homo, ou un bizarre pour être normal. La valeur des tableaux, des sculptures, des manipulations s’effondreront, ce sera le temps du reset, le temps du dernier souffle avant de succomber.
Dans une perspective temporelle d’au moins un million d’années, je ne serais rien de plus qu’au jour de ma mort, un, alors que les grands hommes d’après seront en plus des inconnus.
Mon intelligence, si elle est, se limite à ma capacité de synthèse moulue par ce qu’à fait le temps de ma vie d’avant.
Je vis une vie intérieure comme chacun, pas plus joyeuse pas plus triste, ou alors un peu plus parce que je repousse les sentiments sans en exclure ses manifestations.
Que deviendrait le temps si l’homme n’existait pas ? Si toute Vie dans l’Univers n’existait pas ? Les hommes après chaque homme amène une temporalité, une vie après l’autre amène de la rescousse, et en fin de compte, la vie est le temps.
Ma femme est une lectrice « impiminable ». Elle avale cent bouquins quand je lis trois lignes. Elle est trop forte en orthographe de ses lectures, tandis que moi, j’écris seulement des erreurs.
Rester simple avec ce que je pense savoir, c’est dur, mais je fais des efforts depuis des années. Non que les autres soient simples, ils n’ont seulement que la culture du réel que j’approuve au maximum. Pas facile d’exister dans la tête.
Donner de l’épaisseur à une mince question, c’est pour celui qui y réfléchit une divagation.
Quand on a la curiosité d’une connerie, c’est chaud, au bout de deux on devient con.
Pourquoi je mets des cubes dans mes quelques pensées ? Pour rajouter du rationnel à mes divagations.
L’homme est un tournesol, sauf que son soleil est sa mort.
Je ne peux pas être ce que je ne suis pas. Je pouffe. Enfin, je triche ;
Tout le monde se démerde pour s’en sortir. Les élites et puissants, sans effort, et les autres dans la numérotation de l’homme économique, du rentable au parasite.
Avec mon truc dans la tête, pourquoi j’écris ? Écrire comme un début, sont des restes plus colorés. Alors, je ne veux pas passer ma main, aussi inutile soit-elle. Sauf, voilà mon projet, sauf seulement pour mes enfants.
Il ne suffit pas de se saouler, de se droguer, de lire mille livres, de penser être, pour ne pas être oublié dans un temps microscopique. Même si vous écrivez les « Misérables », au-delà de cette mesure, vous ne resterez au mieux qu’un bout de temps qui ne sert à rien.
Nathan demande une photocopie. Sandrine dramatise par rapport aux vaccinations covid. J’essaye de terminer le tome 8 du cabaret satirique.
Quand j’écris tout est brutal. Il n’y a pas de grandes réflexions sur le personnage, le lieu, les comparses, l’environnement, et tout et tout. Julie, quelques pages, trente ans pour ça. À ce jour Laëtitia résiste, Marie pas du tout et Célestine voudrait couler.
Croire quand ils ne tuent pas, ce n’est pas une lacune, seulement une erreur.
Qui se souvient du livre de Serrault, de ceux de Desproges, et des autres qui ne sont pas forcément comiques ? Des filets de bave, quoi.
