Texte de Molière, avec anachronisme et blagounettes du temps présent.
Je n’étais pas fait pour le voir ce soir. Mes lectures, mes plus de cinquante cinq ans de théâtre, (combien de fois ai-je vu cette pièce revisitée ?), même avec mes positions très larges de ce que j’aime dans un spectacle, non vraiment, je n’étais pas fait pour voir ce spectacle.
Ici le parti pris, parce qu’il y a toujours un parti « prix », était de dire, avec la générosité des spectateurs qui ont apporté, là un livre, là…. Le monde est meilleur maintenant. Mais ça, les multiples collectes que font les associations, surtout en fin d’année le savent, même si les dons baissent avec l’augmentation de la pression fiscale. Hé oui ! Comme il n’y a que la petite classe moyenne qui peut encore donner, ce n’est jamais suffisant.
Pour en revenir au spectacle, rien. Un genre de patchwork facile à coudre qui va de Jérôme Deschamps à De Funès, de Jean Le Poulain à Christophe Averty, de Serrault à Poiret, et du serpent à la queue du chien.
Le texte de Molière est ici plus utilisé qu’enrichi, les ficelles humoristiques sont souvent aussi grosses qu’une blague de J.M Bigard, et enfin hormis Harpagon qui fait ce qu’il peut et Frosine, les autres sont un ton en dessous.
Vu les applaudissements de fin des autres spectateurs, je peux me poser cette question : qu’est-ce qu’ils ont vu, et pas moi ? Le partage ? Tous les spectacles sont partages. L’atmosphère associative en invitant régulièrement les spectateurs à intervenir ? Un jeu de dupe. Avant de casser un texte, pour lui réinventer une modernité, toujours se poser cette question : vais-je le valoriser ou le décliner ?
Ah oui ! La fin…sur vitaminée, à l’instar du surjoué des comédiens, avec le jeu des mots caissette et cassette qui donne tout son sens à la représentation, à mon sens, un sens giratoire..


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