Dans le cadre des Francophonies de Limoges, le 25 septembre 2025, théâtre de l’Union.
Une pièce du déracinement. Une pièce sur la mémoire. Une pièce sur l’exil, le métissage, de la tolérance, une pièce sur le poids de l’histoire. Tout en Un.

Un couple, lui Irakien, (professeur d’université avec beaucoup de diplômes), elle française, (sage-femme), avec un enfant, en France, dans les années soixante. Pour une raison non dite explicitement, la quitte pour partir en Irak. Bref, le spectacle.
La première demi-heure est ennuyeuse. La fille demande des rêves d’enfants à son papa, lui, voix off, raconte le peu qu’il se souvient, puis dérape vers plus de souvenirs. Sur scène, sa fille, qui l’interroge dans un jardin en Jordanie,-il, a un jeu redondant. Presque inutile. La voix seule aurait suffit.
Ensuite un certain intérêt. La mère raconte à son jeune fils Philippe, qui veut rester à Paris, comment ils ont gagné l’Irak, dans une voiture achetée sur place, (une Rekord symbole de l’exil). Ensuite leur vie colle au quotidien de l’Irak. Nous sommes à la fin des années soixante, début soixante dix.
L’écriture est simple, avec un jeu de répétition un peu surréaliste, (scène du cerf).
Les comédiens sont justes, la mise en scène, pour ce niveau, est classique. Un spectacle professionnel.
Avec ce que j’ai écrit, vous pouvez en conclure que j’ai vécu peu d’émotions. Peut-être que moi, qui suis né de l’holodomor, ma femme de l’holocauste, avons une vision plus exigeante de l’exil, et du reste.
Ah oui, je crois éperdument que les racines immobilisent. Connaître son passé peut-être une chose intéressante, s’enraciner dedans est un piège à glue, le même qui est utilisée pour capturer les mouches à merde. Les idéologies, les religions, les obsédés, les nuisibles l’ont compris depuis le millénaire où l’homme a eu peur de la mort. Mais ça, c’est une autre écriture.

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