Théâtre de l’Union, le 4 avril 2025. Conception et écriture Alice Laloy.
AvecCoralie Arnoult, Lucille Chalopin, Alberto Diaz, Camille Guillaume, Dominique Joannon, Antoine Maitrias, Léonard Martin, Nilda Martinez, Antoine Mermet, Maxime Steffan et Marion Tassou. Il faut les nommer tous, car sans leurs prouesses, et je crois que depuis 1972 je n’ai pas employé ce mot, donc oui, sans leurs prouesses ce spectacle n’aurait qu’un intérêt militant. Une remarque: employer ce titre alors que la moyenne d’âge des spectateurs ignore même le nom d’ Aristote, ou de Brecht, c ‘est comique.
Tous les espaces de la scène sont occupés, pas de côté jardin, cour. Un large espace pour les joueurs. J’entre dans la salle, je vois un large truc métallique en son centre, imposant. Quand le spectacle commence, il s’élève comme une soucoupe volante. Face à nous deux écrans, un pour chaque joueur. Au milieu, non pas une juge de paix drapée ainsi qu’un fantôme, mais la bande son du jeu qui va se dérouler devant nous. Une bande son, un peu oppressive. La scène est ensuite délimitée pour que le jeu puisse commencer. Deux joueurs. Moi, sans portable, non joueur, qui a à peine vu un jeu vidéo de toute sa vie, je me suis dit qu’est-ce que ça peut dire sur notre moment. Des avatars, genre marionnettes, amènent d’autres avatars qui sont nommés, trois pour l’un et trois pour l’autre. Ainsi le jeu devient.
Première partie : Black Friday, il ne me fallait pas voir la deuxième pour dire que ce sera une attaque sur le système économique de la société occidentale. Puis y a donc eu « Click and Collect », « Green is beautiful », « Le living room » et enfin « Stop crying » qui pourrait dire, arrête de te plaindre, bats-toi. Mais en fin de compte, qu’est-ce que j’ai vécu ? Oui, un texte militant, un spectacle qui ne vaut que pour ses artistes.
