PHÈDRE

Une pièce revisitée à la marge : heureusement. Pour les textes classiques, je relis  la veille. J’ai connu autrefois le texte Phèdre,  aperçu au collège dans des explications de textes,  et vu deux fois à Avignon depuis 1978.

Alors ce soir : j’ai aimé. Je suis resté concentré. Plus de deux heures sur des alexandrins, je l’ai fait. J’ai aimé Phèdre dans sa folie, Hyppolyte dans sa retenue, Aricie dans son innocence, avec un Thésée plus réel qu’un alexandrin, et évidemment Œnone, Ismène et Panope.  Les comédiens ont été excellents. Même si le con de devant, soit disant un artiste d’ici, qui se prend vraiment pour un artiste, n’a pas arrêté de rire, de critiquer, de s’agiter. Dommage aussi que quelques jeunes lycéens et quelques vieux, les uns ne pouvaient pas s’empêcher de parler, les autres d’allumer avec beaucoup d’éclaircies leurs portables, sans doute du fait d’une vue médiocre.

La mise en scène plus classique a fait le job. Non vraiment, pour les comédiens et comédiennes, il faut voir ce spectacle. Il est intellectuellement rafraichissant.

A propos de encrier310154 932 Articles
Je suis né en 1954. Enfant de la DASS, placé dans une famille d'accueil, j'ai dû rapidement travailler. Ce qui ne m'a pas empêcher de suivre des cours du soir et d'obtenir un DESS en sciences économiques. Parallèlement j'ai découvert le théâtre. De 1975 à 1980 j'ai travaillé le jeu d'acteur, puis les deux dernières années j'ai suivi des cours théoriques sur l'histoire du théâtre. J'ai commencé à écrire vers 16 ans, mais du fait d'un temps de travail important, je n'ai pu qu'écrire des synopsis pendant une quarantaine d'années. Depuis 2016, année de ma retraite, je les travaille.

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.