JOHNNY HALLYDAY

POUR L’ASSOCIATION DES ACCIDENTÉS DE LA MORT.

« Je suis vieux, laid, alcoolique, drogué, baiseur de la jeunesse, bref une idôle pour les connasses, sauf pour Laetitia. » Ah oui, j’écris comme on savoure un mille feuilles.

Dans le tome 7 de mon théâtre court, j’ai écrit plusieurs textes faisant des références aux derniers jours de la vie de Johnny Hallyday comme celui que je poste ici. Je me fais un peu de pub, et alors! Je ne serai toujours qu’un Nobody.

Les personnages

JEAN, conférencier

PIERRE, conférencier

LAETITIA

BERTRAND

Dans une salle de conférence. Les participants ont tous mauvaises mines.            

PIERRE, à Jean.

Des morts sur pattes.

JEAN

Bonjour. Vous pouvez vous asseoir. Même vous. Vous aussi. Pas vous. Vous faites parti des vigiles. Ceux qui étaient déjà assis ne sont pas obligés de se lever pour se rasseoir. Tout le monde est assis confortablement ? Si vous êtes d’accord vous hochez la tête. Très bien. Vous pouvez arrêter. Soyez attentif à ce qui va être dit, c’est de la plus grande importance. Vous pouvez poser vos questions.

PIERRE

Ne l’écoutez pas, je n’écoute personne. Si quelqu’un me pose une question, je ne répondrai pas. Vous avez bien compris ? Personne. Pourquoi vous levez la main ? J’ai dit que je répondrai à aucune question pour l’instant. Je veux avant tout présenter notre association et quelques unes de nos actions.

JEAN

Nous devions nous présenter personnellement.

PIERRE

Tu en es certain ? Je suis Pierre, je suis la pierre qui a fondé notre association.

JEAN

Je suis Jean. Je fais aussi parti de l’association comme ma mère qui a perdu la tête après avoir perdu sa bourse à Wall Street. Pas sa bourse, son argent…ses économies. Ce n’est qu’après qu’elle s’est suicidée.  Un temps. Maman, tu es là ?

PIERRE

Tu devrais revenir à tes moutons.

JEAN

Merci Pierre pour cette mise à jour. Il va vous parler des actions de l’association. Moi je les connais nos actions, j’écouterai quand même. Pierre ne soit pas susceptible parce que si tu fais une erreur, j’interviendrai. Ou pas. Applaudissons Pierre, enfin pour ceux qui ont encore leurs bras.  Pierre va vous présenter notre association et nos actions. 

PIERRE

C’est exactement ce que je disais.

JEAN

Je voulais t’appuyer en argumentant un peu plus. Eux tous, ils t’écoutent. Y compris moi. Même si je connais tes arguments. Au public. Il a vraiment des arguments pour vous inciter à nous rejoindre.

PIERRE

Notre association, « Association Pour les Accidentés de la Mort », connue sous le sigle de « APAM » est, je vous le rappelle, exclusivement réservée aux fantômes, aux spectres, aux  ombres, et évidemment aux ectoplasmes, autres revenants et squelettes sous certaines conditions, mais aussi, et c’est ce qui nous différencie des concurrents, à des vivants en fin de vie, cancéreux, faux suicidés, amputés du cerveau, évidemment les torturés, les fusillés presque manqués, sans discrimination de peau, de sexe, de bizarrerie. Voilà. Vous n’applaudissez pas.

JEAN

Tu es trop brusque, tu les épouvantes, le mauvais leur monte aux nez. Tu as jeté un froid trop tôt.

PIERRE

Je n’ai rien jeté.

JEAN

Si tu n’as rien jeté tu as craché sur les premiers rangs. Tu le sais pourtant, quand tu parles tu craches.

PIERRE

Pour les premiers rangs le mal est déjà fait.

JEAN

Même s’ils sont morts ils méritent un peu de respect. Ce sont nos participants. Tout bas. Ils ont payé en or.

PIERRE

Tu m’agaces avec tes conseils.

JEAN

Tu es vraiment trop susceptible, si tu continues à me maltraiter, je vais quitter la table.

PIERRE

Il n’y a pas de table. Nous sommes assis sur des chaises !

JEAN

Je me comprends. Si tout le monde pouvait comprendre ce que je comprends, il est certain qu’il y aurait des tables dans cette salle de conférence.

PIERRE

Messieurs, dames. Enfin bonjour à vous…à vous aussi.

JEAN

Oui. Vous ! Vous pouvez posez la première question. Il est d’accord. Tu es d’accord ?

PIERRE

Encore un peu de patience. Je n’ai pas encore donné les objectifs et les missions de notre bonne association. Notre bonne association a pour objectif l’accompagnement, la promotion et la réalisation d’activités socio-économiques et culturelles en faveur des communautés mortes, aussi bien dans des charniers sans distinction d’origine, de croyance.

JEAN

C’est bien ce que tu dis, tu te répètes.

PIERRE

Je me répète !

JEAN

Plutôt deux fois qu’une. Nous devons répondre à leurs questions. C’est notre intérêt.

PIERRE

Je conclus. Ici nous ne vous ferons pas la morale du genre « vous n’auriez pas dû vous droguer, boire, fumer, manger gras-salé-sucré, ou aller dans des endroits que la paix de l’esprit réprouve. » Un temps.  J’ai fini.

PIERRE

Vous pouvez poser votre première question.

LAETITIA

Bonjour, je m’appelle Laetitia.

VOIX OFF d’une foule.

Bonjour Laetitia !

LAETITIA

Vous êtes des fans ? Vous me likez ? Abonnez-vous à ma chaîne, à mes comptes Twitter, Facebook, Instagram, et les autres.

PIERRE

C’est un automatisme. Quand quelqu’un dit « je m’appelle Laetitia » ils répondent « Bonjour Laetitia ».

LAETITIA

Ils s’abonnent ?

PIERRE

Ils sont morts.

JEAN

Ils ne disent pas « Bonjour Laetitia » si vous vous appelez par exemple… Berthe.

PIERRE

Plus personne ne s’appelle Berthe.

JEAN

Je connais une Berthe.

PIERRE

C’est la dernière des Berthe.

JEAN

Je simplifie pour Laetitia et vous autres. Si vous vous appelez Robert ils diront « Bonjour Robert » et non « Bonjour Laetitia ». C’est peut-être une foule elle n’en est pas pour autant stupide.

VOIX OFF d’une foule.

Bonjour Robert !

PIERRE

Y-a-t-il un Robert dans la salle ? Non. Ton exemple était stupide, il n’y a pas de Robert dans la salle.

JEAN

Je ne peux pas tout savoir.

LAETITIA

Moi c’est…je vous l’ai déjà dit. Je suis morte à quarante ans alors que mon mari, un vieux de soixante quatorze ans est toujours vivant. Est-ce normal ?

PIERRE

Est-ce là votre question ? 

LAETITIA

C’est ma question. Si je peux rajouter quelques détails… mon homme…

PIERRE

Votre homme n’est plus exactement votre homme, comme vous vous n’êtes plus exactement une femme d’après ce que je vois.

LAETITIA

Ce salaud couche avec des donzelles, il paraît même qu’il va se marier avec un mannequin de vingt et un ans. D’ici je vois tout. Comme elle est stérile elle va lui faire adopter un enfant pour le tenir en laisse. Surtout qu’il est alcoolique, qu’il se drogue et qu’il a une couille atrophiée.

PIERRE

Vous avez tout à fait votre place dans notre association.

JEAN

Je ne peux pas dire mieux.

LAETITIA

C’est horrible je le vois partout. Il a hérité de notre argent. Enfin du sien. Quand je l’ai épousé j’ai toujours pensé que son argent serait un jour seulement le mien.

JEAN

Si je peux intervenir ?

PIERRE

Tu peux.

JEAN

Vous êtes vraiment une accidentée de la mort. Jamais vous n’auriez dû mourir avant votre mari. Jamais. Vous l’aviez épousé en pensant qu’il allait trépasser…

LAETITIA

…même crever avant moi. Parce que j’en ai bavé avec lui.

PIERRE

D’ailleurs vous continuez…vous bavez.

JEAN

Ressuyez-vous. On peut être morte et propre. Non baveuse.

LAETITIA

Avant de rejoindre votre association, et vous donner une partie du magot je voudrais savoir ce que vous proposez.

JEAN

Je peux répondre.

PIERRE

Moi aussi.

LAETITIA

Il doit crever.

JEAN

Pour dire tout dire, nous réalisons les souhaits des accidentés de la mort, en contrepartie vous nous donnez un tuyau sur un billet de loterie, l’évolution de CAC 40, une cache à trésor…

LAETITIA

Qu’il crève avant qu’elle lui mette le grappin dessus. Voilà mon souhait.

PIERRE

Oui, nous faisons ce genre de travail. Ce sera un assassinat subtil.  D’après son dossier il est alcoolique, drogué et en plus il couve dix pathologies : il n’en a plus pour longtemps. C’est un mort-vivant.

JEAN

Assassiner un vivant-mort c’est possible presque inutile. Il serait plus vengeur de réduire sa pute en poussière avant qu’elle ne lui mette le grappin dessus. Ça serait plus cher parce qu’elle est jeune. 

PIERRE

Très cher.

LAETITIA

J’ai de l’or. Sous terre je possède beaucoup d’or. Oui, qu’elle crève, elle.

PIERRE

Où ? Comment ?

LAETITIA

Comme vous voudrez.

JEAN

Comment l’extraire ?

LAETITIA

Ce sont des lingots.

PIERRE

Des lingots !  

LAETITIA

Qu’elle crève cette pouffiasse !

PIERRE

Il n’y a pas de temps à perdre. Nous connaissons énormément de tueur à gages. Un petit mot avant de vous accueillir dans notre association, nous la ferons trouer par un jeune tueur ou un vieux ? Vous avez une préférence ?

JEAN

La jeunesse est très créative.

LAETITIA

Qu’importe ! Elle doit se rendre dans un restaurant de Los Angeles avec mon salaud. Elle va lui présenter des jeunes groupies parce qu’il est con.

JEAN

J’ai compris. Dans les groupies nous infiltrons notre tueur habillé en pucelle et…

LAETITIA

Pas du tout. Pendant qu’il fera le coq, votre tueur séduira la salope, il l’emmènera dans les toilettes et là pan-pan.

JEAN
Dans les toilettes ?

LAETITIA

C’est une pisseuse. Je vois la scène comme si c’était aujourd’hui

JEAN

Vous en voyez des choses !

LAETITIA

Quand il s’agit de lui, je vois tout.

PIERRE

Très bien nous enverrons notre meilleur élément pour que votre vœu soit satisfait. Autre chose à rajouter ?

LAETITIA

Vous allez donc éliminer cette salope ?

JEAN

Cette salope, comme vous dites, sera dès la semaine prochaine votre voisine de chaise.

LAETITIA

Je ne veux pas !

PIERRE

Elle sera morte.

LAETITIA

Promettez-moi qu’elle ne sera jamais ici, dans notre association, à côté de moi. Je le veux. Je paie.

JEAN

Ce sera douze kilos d’or pur. En plus. Dans un endroit accessible. Douze kilos et elle ne sera jamais à côté de vous.

LAETITIA

Je suis d’accord. Un temps. D’après son avenir, une fois la pouffiasse morte, il va s’approcher d’une connasse. Pour l’autre, vous me ferez une réduction ? 

PIERRE

Si j’ai bien compris vous voulez que nous assassinions sa pouffiasse d’aujourd’hui, aussi toutes celles qui l’approcheront ?  

LAETITIA

Toutes, jusqu’à la dernière.

JEAN

Puis-je vous posez une question ? Elle hoche la tête. Puisque vous étiez jeune et riche, pourquoi avoir épousé un vieux ?

LAETITIA

Parce que.

JEAN

La réponse me convient.

PIERRE

À mon tour, puis-je vous posez une question ? Elle hoche la tête. Comment êtes-vous morte ?

LAETITIA

Il était plus de 21 heures. Un mercredi soir ma vie a basculé. Je m’étais couchée seule, je précise seule pour la première fois depuis le début de l’année, comme quoi il ne faut jamais dormir seule.  Je m’étais couchée quand j’ai entendu un grand bruit dans le salon. Rapidement, telle une gazelle agile, je saute du lit, je sors de ma chambre, je me précipite vers le salon en criant help afin de réveiller les domestiques. Ce que j’ignorais c’était que les domestiques n’apprennent pas l’anglais pendant leurs études. Je me suis donc retrouvée seule dans le salon. J’ai fait la dramatique découverte. L’aquarium était brisé, le verre en mille morceaux, mon joli poisson rouge asphyxié par manque d’eau. Comme quoi c’est important d’avoir toujours de l’eau à proximité pour éviter de tel drame. Là n’est pas mon propos. Je comprends votre impatience à connaître ma fin. Je ne peux pas l’exposer sans détail. Vous êtes d’accord ? D’accord. Consciente que l’aquarium n’était pas tombé sans que quelqu’un ne l’ait bousculé, j’en conclus logiquement qu’il y avait quelqu’un, et que ce quelqu’un était mon alcoolique de mari. J’avais raison.  Je l’ai retrouvé deux mètres plus loin, allongé sur le canapé, la bave à la bouche, le vomi dans le cou. Je me suis recouchée rassurée, un peu triste pour le poisson rouge. J’ignorai que bientôt ma vie aussi passerait à trépas. Voici pour le début de cette tragique histoire. Une année s’écoule sans autre drame. Puis une autre année. Ainsi de suite jusqu’au jour où je reçois un SMS d’une amie cuisinière qui me demande de venir la voir. Elle était malade, une grave indigestion.  En moins de quatre heures j’étais maquillée, en robe de soirée, un peu droguée.  Je dépose quelques photos de moi en tenue légère sur mon blog. Pour éviter tout suspense, je vous dis de suite, sans attendre, par intuition je savais que je n’arriverai jamais à destination. J’ai été victime d’un accident de la route. Sois disant que mon chauffeur était ivre…je le savais il était alcoolique. Même en état d’ébriété il conduisait aussi bien que le chauffeur de Diana. Le problème n’était pas son taux d’alcoolémie, mais les arbres qu’il a cogné après avoir glissé sur un hérisson et renversé un gamin.  

VOIX OFF d’une foule.

Gaminerie !

LAETITIA

C’est une histoire ancienne, plus personne n’en parle.  Bref !  J’aurai dû me méfier. Je suis morte dans cet accident.  J’ai toujours pensé qu’il s’agissait d’un complot.

PIERRE

C’est très clair. Très complet.

JEAN

Qui a une autre question ?

BERTRAND

Moi. Bertrand. Je m’appelle Bernard. Je suis connu pour être Bertrand. Comme Bertrand l’homme fort dans le feuilleton Thierry La Fronde. C’était un feuilleton des années soixante. De Gaulle aimait beaucoup. Qui se souvient de ce Bertrand ?

JEAN

Très bien Bertrand…

VOIX OFF d’une foule.

Bonjour Bertrand !

BERTRAND

Ce sont mes amis, ils m’encouragent. 

PIERRE

Je m’en fous.

JEAN

Il est susceptible. Posez la question gentiment. Il est très susceptible.

BERTRAND

Je suis Ravaillac. J’ai assassiné Henri de Bourbon, Henri III, Henri IV. Je veux aujourd’hui assassiner tout le monde.

LAETITIA

C’est un faible du cerveau. Un fou. Un taré. On assassine une maitresse, un amant, un bouc ou une chèvre, pas tout le monde.

JEAN

Vous n’êtes pas sérieux ?

BERTRAND

J’assassine. J’aime les os. Je suis fou. La justice n’a jamais pu clairement établir les faits. Les SDF que j’ai tués le méritaient tous. Ils puaient.  Ce n’était pas par plaisir. Un jour la police m’a arrêté pour rien puisque le lendemain j’étais libéré. Moi je ne voulais pas, elle, elle voulait. Elle a reconnu n’avoir pas une preuve. Elle savait que j’étais innocent. C’était un autre moi qui les assassinais. Toi la pouffiasse je te tue.

LAETITIA

Comment pourrais-tu assassiner une morte ?

JEAN

Elle n’a pas tort.

BERTRAND

Je trouverai bien un moyen.

JEAN

Quand vous parlez d’assassiner tout le monde, vous nous excluez ?

BERTRAND

Tout le monde, c’est tout le monde.

PIERRE

Il y a trop de monde dans le monde pour faire disparaître tout le monde.

JEAN

Je n’ai pas envie de mourir, vu comme vous êtes.

BERTRAND

J’ai en ma possession un virus extra dangereux, très virulent dans l’eau. Une goutte suffirait à empoisonner une ville comme Paris.

JEAN

Je vis à Paris.

PIERRE

Prenez votre virus et avalez-le.

BERTRAND

J’ai caché une tonne d’or dans un endroit que moi seul connaît.

JEAN

Si nous sommes morts à quoi pourrait nous servir votre or.

BERTRAND

À payer des mecs comme vous qui donnent la parole à des morts comme nous.

PIERRE

Quand on dit des conneries il faut réfléchir. Notre association ne fait pas n’importe quoi.

BERTRAND

Qu’est-ce que je vais faire de ma tonne d’or ?

JEAN

Notre association tue, assassine, trucide, mais pas tout le monde.

PIERRE

Inutile d’insister.

JEAN

Je suis tout à fait d’accord avec mon ami.

PIERRE

Je suis ton ami ?

BERTRAND

Dommage.

JEAN

Pourquoi dommage ?

BERTRAND

Ma tonne d’or devient inutile.

LAETITIA

Vous êtes mort comment ?

BERTRAND

J’ai été assassiné par un SDF.

LAETITIA

C’est pour ça que vous avez un trou dans le dos.

BERTRAND

J’en ai un aussi ici. Et ici.

LAETITIA

Vous êtes si troué ! Je comprends pourquoi vous en voulez au monde entier.

JEAN

Il est tard.

PIERRE

Ces morts me donnent le cafard.

JEAN

Messieurs, mesdames je déclare cette conférence terminée.

A propos de encrier310154 932 Articles
Je suis né en 1954. Enfant de la DASS, placé dans une famille d'accueil, j'ai dû rapidement travailler. Ce qui ne m'a pas empêcher de suivre des cours du soir et d'obtenir un DESS en sciences économiques. Parallèlement j'ai découvert le théâtre. De 1975 à 1980 j'ai travaillé le jeu d'acteur, puis les deux dernières années j'ai suivi des cours théoriques sur l'histoire du théâtre. J'ai commencé à écrire vers 16 ans, mais du fait d'un temps de travail important, je n'ai pu qu'écrire des synopsis pendant une quarantaine d'années. Depuis 2016, année de ma retraite, je les travaille.

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