
Avant tout, je suis heureux d’avoir entendu un message rafraîchissant sur la volonté de donner du plaisir au public, sur le travail, sur l’optimisme, sur l’amitié, sur un combat pour l’art théâtral détourné d’idéologie.
Alors les comédiens.
Inconnus au bataillon. Mais tellement frais. Sur scène, et personne ne sait comme je scrute les images des visages, les gestes tremblants, les hésitations, et là je vois un doute… mais non dans le contexte…Ils sont au niveau au-delà des étudiants des écoles nationales, ils sont, elles sont.
Alors le spectacle.
Du plaisir sans fioriture. De celui que Coquelin donnait certainement dans les communes de Pézenas et d’ailleurs, comme ce soir à Feytiat, plaisir de partager un sourire près d’un voisin inconnu. . Ce plaisir du peuple était là en salle.
Alors le décor et la mise en scène.
Avec un manque de moyen il faut être efficace. Et ils l’étaient. Un manège autour duquel un décor tournait avec seulement quelques effets de lumière, une belle idée.
La mise en scène est un retour à l’origine, quand le metteur en scène n’existait pas, et que coquelin travaillait seulement sur des improvisations et des placements.
Alors mon sentiment.
De la fraîcheur. Une troupe du plaisir qui en donne et que le public ressent. Pas à se soulever pour faire genre, un réel plaisir d’avoir vu un spectacle intelligent avec seulement les drames de la proximité et de la promiscuité.

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