
En lisant ce matin n’importe quoi.
La carte panini de Neymar se vend de moins en moins bien, surtout que tous les jours il se blesse, là avec une herbe trop virile, là avec un nuage trop lourd qui lui tombe sur la tête. Il a trop besoin d’une piqûre barcelonnaise pour foutre la paix au monde du football qui adore des idoles en chair et en os, et pas en plâtre.
Trop longtemps j’ai entendu cette musique la nuit tombée à la télé sans savoir. Maintenant je sais. Dimitri Chostakovitch, Walt No.2. C’est un goût d’oreille qui me revient là.
En Inde 526 dents trouvées dans la bouche d’un enfant de sept ans avec au fond de la gorge un morceau du Titanic et dans son estomac le livre sacré du Mahâbhârata. Cet enfant serait-il la réincarnation de Zeus ? Le mystère est entier.
Ce soir fort Boyard : une fausse princesse vole, un oiseau vole, superman vole, un maître-chanteur chante. Tout ce petit monde est sur un nuage. Qui sont-ils ?
Un certain jour d’avril 2019.
Ainsi va la mort. Il aura eu une belle vie. J’imagine qu’il fera comme Johnny une dernière tournée « Vieille Canaille », mais au bout du bout il laissera ses jeunes enfants sans lui et sa jeune femme avec l’argent. Mais il paraît qu’il a bien organisé les choses. Je dis ça pour Mamie qui est très à cheval pour l’honnêteté. Devant la jouissance, l’égoïsme des hommes est vital.
Changement radical de temps. Le radicalisme est une option pour l’homme, une régulation pour la planète. Quand l’un s’excuse, l’autre se combat.
Je lis à Mamie l’article sur Christian Quesada et voilà qu’une publicité sur la redevance audiovisuelle apparaît : « par quoi serait-elle remplacée si elle disparaît ? » Oui Mamie, nous sommes en faillite, l’état a besoin de pognon. Tous les scandales sont bons pour la publicité.
Mamie, le Brexit, c’est comme le référendum de 2005. Le peuple vote, mais les élites financières font ce qu’elles veulent. Nous sommes en démocratie. Tant que le peuple vote comme eux pensent, c’est bon. Sinon c’est cochon.
Parler de la vie quand votre grand-mère est dans un lit d’hôpital, c’est discuter de l’intérêt d’un suppositoire anti cancéreux pour un cul de poule. Elle rit ! Ouf.
Encore Céline. Un raciste. Et pourtant, putain de dieu, un écrivain. Alors entre deux chapitres, je vis mes émotions. J’avoue j’ai des têtes de turque comme Erdogan ou Plenel , en parlant de l’un peut-être que je pense à l’autre, mais qu’importe, ils se ressemblent comme une même pensée.
Quand j’ai vu Mamie dans sa chambre avec cet appareil qui fait « bip bip », je me suis dit « même ici il y a de la vie ».
800 suicides d’agriculteurs par an. Ces morts ne méritent pas beaucoup d’attention. Pour un état en déficit, il n’y a pas d’argent à en tirer. Sur la route en 2017 2426 sont morts. Voilà bien un fait qui mérite une attention particulière parce que si les agriculteurs sont de moins en moins nombreux et pauvres, les automobilistes sont extrêmement nombreux et pour la plupart avec du pognon. Les agriculteurs coûtent en subventions, les automobilistes rapportent 30 milliards de recettes fiscales. Le rapport à l’impôt est évident. C’est peut-être une des explications simplistes du mouvement Gilets Jaunes. L’inégalité de traitement.
La Bobosse de Paris , Datiti et Gaillard sont au coude à coude dans les bars pour attirer à eux les électeurs de la nuit. Avec ses trois-là les parisiens vont dans tous les cas faire le choix d’un suppositoire.
Hollande ose encore prendre la plume pour nous la mettre genre Coluche. Avant lui le parti socialiste pesé, après lui il n’est même plus dans la catégorie poids plume. C’est certainement un amant exceptionnel et un destructeur de parti. Pour reluire la gauche il faudrait qu’elle existe encore.
Laetitia, son frère, sa mère, sa grand-mère, son père et les autres forment un clan si soudé autour du coffre en banque de Johnny.
Yann Moix est à la chronique ce que la colique est au WC. Le problème de Yann Moix est qu’il sait être sans génie ni talent. Il est seulement un français moyen trop orgueilleux pour porter un gilet jaune. Il deviendra peut-être un Quesada si son obsession pour la chair fraîche le domine comme dans ses chroniques, la connerie.

Les obèses argentés du rapt vont-ils enfin se faire bobo ? Il est certain que les coups ne vont pas leur faire perdre les neurones qu’ils n’ont pas. Bref qu’ils continuent à se chamailler dans la cour de récré, tant qu’ils se font du blé sans se faire mal…
Discussion passionnée autour du concept de « Revisiter ». Mon ami, créateur de la scène, me révolte quand il me dit qu’il crée en off, à Avignon, un « Woyzeck » sans propos. Avec une imagination aux milles facettes, l’homme peut tout revisiter à l’infini : une pierre, une puce, un texte bon ou mauvais, tout, mais s’il n’y a plus de propos reste le vide d’une création inutile qui voudrait faire réfléchir l’atome infini de la prétention. A l’hôpital c’était une discussion déplacée.
Nous parlons encore de création. Il y a des choses humaines pour tous, la création est de celle-là. La création aujourd’hui a la même valeur que l’empreinte d’une main d’un homme ou d’une femme X laissée au paléolithique sur la paroi d’une grotte.
A partir de quand quelqu’un dit, je crée ? Et s’il ne le dit pas, qui le dit ? Et si personne ne le dit, qui le voit ? Et si personne ne le voit, qui est aveugle ? Celui qui croit créer ou celui qui ne voit pas la création ? La réponse est peut-être pourquoi crées-tu ? Et pour l’autre où est son intérêt ?
Sibeth Ndiaye au gouvernement ? Depuis la photo de notre président avec un jeune qui a fait un doigt d’honneur à la république, pourquoi pas une rappeuse qui est l’adepte d’un vocabulaire aussi riche que Booba et Kaaris ? Macron ne plaisante pas, il ne sait pas rire, il se trompe, voilà tout.
Les peuples n’ont tellement plus confiance à leurs élites qu’elles préféreraient élire des clowns. La France a eu chaud avec Coluche, L’Italie, les états unis, aujourd’hui l’Ukraine, et demain …
Avignon2023, les copains d’abord, pour le In il faudra des relations. Le conseil d’administration de ce CAC 38+5 de la culture aura déjà distribué les jetons de présence chez les copains. Comme l’année dernière il va falloir que je me débrouille. Même si dans ce cirque de l’intelligence conventionnée Villard n’existe plus, (« C’était une autre époque » comme dit Matzneff), il y aura trop de spectacles intéressants dans le Off pour que je me prive. L’institution, avec son bâton de Maréchal, est devenue « entre eux », les autres pour nous.
La culture est comme la presse, sous perfusion, et c’est l’honneur, peut-être le seul, de nos gouvernants de maintenir ce tuyau ouvert. En aparté, un du CAC 38 respecte son pacte avec le public « Le plus grand bien pour le plus grand nombre ». mais cela fera l’objet d’une chronique à part entière.
Le PSG est comme Dieu. Le PSG est connu en France, un peu en Europe. Dans le reste du monde, pas du tout.
Dieu, Allah et les autres sont connus sur terre,, un peu partout, surtout sur les champs d’affrontements, mais pas dans l’univers. Ils sont vraiment cons les martiens!
Pour arriver à convertir les autres planètes, les Dieux des hommes doivent d’abord montrer qu’ils sont les maîtres ici-bas avant de donner des leçons là-haut.
« Un Dieu dictateur, voilà la solution » me dit Mamie. Et qu’on en finisse avec le libre-arbitre : coup de sifflet.
« Oké Google » je ne cherche plus avant de ne plus réfléchir.
Avec la mécanisation, l’ouvrier occidental a été soulagé des taches pénibles, et plus elles étaient pénibles, plus il était soulagé. Donc maintenant il y a bien encore du physique dans certains métiers, mais bon, la plupart des travailleurs, comme l’industrie n’existe plus, se sont réfugiés dans le tertiaire, lieu d’un peu de réflexion, pensent-ils, eux, les fonctionnaires du bureau. Et depuis des années notre jeunesse occidentale est piquousée à « ok Google, donne-moi…,». Google donne la réponse, elle est encore incertaine pour un petit nombre, mais de plus en plus le « ok goggle » et sa réponse, sera « La Réponse ». Eux, qui auront été protégés de ça, comme les enfants des plus gros actionnaires de cette merde à dé-penser, mais aussi les plus pauvres de la planète, enfin ceux qui ne pouvaient rien dépenser, eux qui ne seront pas tomber dans la fosse à purin, les quelques-uns, auront une liberté de penser encore. Mais pour quoi faire ?
Pourquoi à l’âge de 62 ans, je me suis mis en tête d’écrire ? Avais-je quelque chose à sortir qui n’avait pas été écrit par ailleurs, par celui-ci ou celui-là ? Les quarante ans de labeur dans la grande distribution m’avaient-ils tant vidé qu’il y avait nécessité de me recharger pour pouvoir profiter d’une fin de vie heureuse ? Ma femme et les enfants ne me suffisaient-ils pas ?
D’abord je ne serais jamais un écrivain, je n’ai jamais été un intellectuel.
J’ai beaucoup lu, c’est vrai, pour m’instruire, non pour m’enrichir, le soir pour m’endormir, des livres dont je ne comprenais pas tout : sociologie, histoire, psychanalyse, théorie de ceci, linguistique, économie, tout y passer. Mais, avec un travail qui me prenait plus de soixante heures par semaine sur six jours, je m’épuisais et progressivement de grands lecteurs je suis devenu un lecteur de nouvelles, puis les dernières années un lecteur de plus rien du tout.
Ce processus se retrouve aussi dans mon ambition d’écrire. Résultats, hormis mon journal, j’ai accumulé des brouillons, des synopsis, des rêveries avec un nombre incalculable de fautes d’orthographe, d’erreurs de syntaxe, de mots oubliés faute de prendre du temps pour me relire.
Ma vie a été linéaire, je n’ai jamais voulu jouer un rôle quelconque dans la cité hormis peut-être, cet insignifiant mandat de délégué du personnel. Mon point de départ…

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