
Scénographie Samuel Poncet, avec Robin Renucci et Nicolas Stavy au piano.
Ce soir je savoure. Je savoure ce spectacle comme un câlin. Je le laisse pétiller et jouer ses notes. Il est tout ce que j’aime dans le vivant, la simplicité, la profondeur, l’intelligence. Tout est juste, des jeux des deux interprètes, au choix des textes et musiques. Alors ce soir pas d’après spectacle au bar ou au restaurant, je rentre, je vais m’allonger sur le lit, regarder le plafond, et rêvasser tout en dégustant une madeleine.
Notes au retour du spectacle.
Le titre : l’enfance à l’œuvre, à traduire par l’enfance menant à une œuvre.
A la lecture du titre je devine que le thème du spectacle c’est l’enfance, mais une enfance particulière qui mènera à la création.
Le décor : une estrade surélevée de moins d’un mètre, avec une profondeur de quelques mètres. Un piano à queue en son centre, côté jardin une chaise surélevée, côté cour un pupitre lui aussi surélevé. Qui cache le fond de la scène une toile genre ancien papier peint à fleur. Ce décor peut symboliser l’école de la vie, le piano faisant sens avec l’enfance qui est « le meilleur moment de la vie »
La naissance du spectacle commence par une musique, comme est la joie pour les parents l’arrivée d’un bébé.
Puis le comédien entre en scène. Il lui faudra une heure pour traverser la scène de gauche à droit, sans marche arrière. C’est le temps qui passe sans possibilité de retour, le temps où se forge, se décide une œuvre. Une fois la scène traversée, donc à la fin du spectacle, le comédien regarde la toile, dos à la scène. Il veut dire que maintenant l’enfant n’est plus, il va voir au-delà.

Poster un Commentaire