S…elle lit beaucoup…beaucoup, elle se gave d’histoires ; alors que mes romans s’engouffrent dans rien, rien d’intéressant, au mieux pour les simplets pour faire pleurer, ce que je ne veux absolument pas. Tout ça pour dire qu’elle lit plus en une page ce que je peux dégainer en un mot sur la mienne.
Nous vivons, nous mourrons, et depuis deux siècles des moments de notre vie restent figés grâce à l’image. Alors cette immortalité numérique a peut-être une utilité, de faire de nous des restes après les vers, encore des restes. Ce qui vaut mieux que de la poussière.
À force de rabâcher les classiques, les jeunes ruminent de l’avant.
Avignon In oublie quelque fois que le théâtre doit être un spectacle de haute qualité pour les français moyens, (qui ne peuvent d’ailleurs jamais y accéder, le In étant monopolisé par les subventionnés qui par définition ne paient rien), pas une démonstration, pas une exposition. Un combat, oui, au sens de Jean Vilar. Enfin si ce festival (pourvoyeur d’argent public), continu à n’être que de la mise en scène, et de l’intérêt pour beaucoup d’intérêts…là je comprends pourquoi il est aussi bien intégré dans le système public.
Si j’aime Juvet au cinéma, au théâtre il est obsolète, y compris quelques unes de ses idées.
Tous les mots sont du flou.
Au cinéma regarder les anciens c’est donner un sens vieillard aux émotions.
Écrire, c’est patauger sur une nappe d’huile.
Les subventions à la culture sont faites pour ceux qui créent pour les copains … aussi pour ceux qui créent. Tant qu’il n’y aura pas une cour des comptes spécialisée dans l’évaluation, les copains d’abord. Je préfère un spectacle modeste de qualité, qu’une scène nationale pour faire plaisir aux copains.

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