Depuis quelques jours je travaille bien. C’est fluide. Pour combien de temps ? Je vais y arriver. Une fois le tome 8 et « Pour mourir sans se gâter le cerveau » vais- je replonger dans mon enfer.
Y a de l’Alien à sortir des humains.
J’ai un vrai blocage avec « Célestine », depuis des années. Je me justifie avec ma fainéantise, mais ce n’est pas çà. Donc je pallie avec le tome 8 de « Mon théâtre satirique ».
J’ai annulé mon invitation pour la présentation de la programmation de la saison 2022-2023 au théâtre de l’Union. J’avais envie…mais devant des peoples pour déguster des petits fours et du jus d’orange, non, ce n’est pas mon truc. Je voudrais seulement une scène, avec des troupes qui se présentent, font bande annonce avec rendez-vous à l’étage pour ceux qui ont des choses à dire. Mais peut-être c’était ça ce rendez-vous. Ce sera alors encore un rendez-vous manqué.
Pour me montrer, une fois par jour, je sors de Youtube pour la music, et j’écoute seulement le bruit soit du four qui chauffe, soit du lave-vaisselle qui décape.
Elle, ils arrivent.
Ma femme a maintenant et depuis toujours le nœud au ventre quand elle vit. Comme moi. Ça ne nous empêche pas de faire figure.
Quand j’écris j’ai besoin d’un bruit silencieux, comme disait en son temps Simon et Garfunkel. J’écris, je n’entends rien mais si je n’entends pas grand-chose je n’arrive plus à me concentrer. Déjà que j’ai du mal dans le bruit. Comme cet après-midi où pour finaliser partiellement « La résurrection de Félix Faure », j’ai tourné sur Youtube trois fois le meilleur de Sheila.
Les voix. Piccoli. Gabin. Ventura. Bourvil. De Funès. Fernandel. Raimu, et les autres comme Tissier. Aujourd’hui il y a du son, que du son, et quelques voix comme Timsit. La voix ne fait pas la qualité de celui qui la donne, elle le sert seulement dans la foule quand il le faut.
Je n’ai pas trop envie de vivre si je ne meurs pas à la fin.
Quand j’écris, d’abord de la lucidité, puis du hic, du hic, de la lucidité, du hic, et ça pendant le temps qu’il faut, mais ça finit toujours par un hic sur ma lucidité.
S’abonner est une version sophistiquée de l’esclavagisme.
Si j’étais dieu, je serai un Dieu. L’innocence ne serait pas une excuse, comme la bêtise ou la maladie.
Au premier jour je réduirai en poussière les pays qui ne sont pas auto-suffisants pour nourrir leurs populations, la Corée du Nord pour son danger imminent, l’armée russe pour être dans le présent, tous les américains amoureux des armes à feu. Grosso modo, le premier jour il y aurait un milliard deux cent millions, trois cent cinquante quatre salauds en moins. En même temps j’édicterai ma seule valeur, « la femme est l’égal de l’homme ». Donc immédiatement disparition de l’Afghanistan à l’Arabie Saoudite et il y aura aussi ceux qui auront touché, abusé, violé une femme sans son consentement.
À cette liste j’ajouterai les pédophiles, les braconniers.
Au deuxième jour, ceux qui ont tués, disparaitront, et je réduirai en poussière tous les corrompus avec femmes, maitresses, amis et enfants, pareil châtiment pour tous les gangs et mafias.
Au troisième jour avec maintenant plus de deux milliards d’êtres humains en moins, il y aura un peu de panique, mais je poursuivais la lessive. J’ordonnerai que les femmes comme les hommes ne puissent faire plus avoir faire plus de deux enfants. Les polygames disparaitront, hommes-femmes-maitresses-enfants. Les femmes enceintes du troisième n’accoucheront que de gaz.
Au quatrième jour les voleurs, les vendeurs de drogues, les passeurs, les consommateurs disparaitront, enfin toute la racaille qui vit du parasitage. Encore un lot de deux milliards. La mendicité sera interdite.
Au cinquième jour les prisons seront ouvertes. Personne n’en sortira.
Au sixième jour je me reposerais.
Au septième je donnerai la récompense. Une vie jeune sans maladie pour mille ans aux survivants.
Je suis convaincu par le phénomène de la décroissance des matières premières, et aussi que la technologie sera seulement un amortisseur. Mais quand j’écoute sur youtube des croyants scientifiques qui disent « ok en Europe, pas encore ailleurs, mais eux aussi ils vont décroitre » tout en disant que dix et même vingt milliards d’êtres humains ça sera gérables s’il y a une générosité. Rien n’est gérable à partir du moment où l’humanité à en face d’elle le vide.
F…emménage à Feytiat avec G…Y a du bonheur à venir. J’espère ne rien gâcher avec mes crises.

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