MNOUCHKINE, Richard 2,1982, un souvenir.

Seule la fin est éternelle.

L’Histoire sert plus aux religieux qu’à la vie de tous les jours. Évidemment nous sommes de la somme des passés, mais moi, face à ce feu, j’attends seulement qu’il passe au vert et que les embouteillages ne me mettent pas encore en retard.

C’est bien de montrer des vieillesses-choses par manque d’imagination, mais serait mieux d’exister.  Je ne parle pas de moi. Quoique !

Entre Shakespeare et Molière, deux courtisans, qui savaient devoir provoquer pour intéresser le puissant, je ne choisis pas. Ils sont deux époques, deux écritures, que les impuissants torturent pour exister aujourd’hui. J’ai compris ça quand Mnouchkine a fait ça avec son Richard 2 à Avignon. Un recyclage peut-être un peu plus talentueux qui a fait reluire les intellectuels, mais moi…vieux étudiant frustré… je me suis endormi. Voilà peut-être d’où me vient ce concept d’impuissance à créer, et seulement à recréer. 

A propos de encrier310154 932 Articles
Je suis né en 1954. Enfant de la DASS, placé dans une famille d'accueil, j'ai dû rapidement travailler. Ce qui ne m'a pas empêcher de suivre des cours du soir et d'obtenir un DESS en sciences économiques. Parallèlement j'ai découvert le théâtre. De 1975 à 1980 j'ai travaillé le jeu d'acteur, puis les deux dernières années j'ai suivi des cours théoriques sur l'histoire du théâtre. J'ai commencé à écrire vers 16 ans, mais du fait d'un temps de travail important, je n'ai pu qu'écrire des synopsis pendant une quarantaine d'années. Depuis 2016, année de ma retraite, je les travaille.