Je n’arrive pas à me dépatouiller de ma fainéantise, comme de mes peurs, et comme ce fatalisme qui me dit que quelque soit le génie que je pourrais exprimer, rien ne restera. Parmi les sept milliards d’êtres humains, qui peut citer un ver de Goethe ?
Un rêve récurrent est que l’humanité retournera à un milliard, le seuil que pourrait supporter la terre si l’humanité voulait durer. Mais pour les croyants il faut la remplir, Dieu l’a dit, la déborder ; même si je ne suis pas contre le fait de niquer même tous les jours… je pense que Dieu hait sa créature du hasard.
Faut-il que je parle de ma famille, plus ?
C’est seulement après une journée ritualisée que je traine le soir en attendant d’écrire, d’en avoir envie, d’avoir des idées, d’avoir la cerise.
« June» est un incendie quand elle vient chez nous.
Il n’y a pas une image pour définir la vie. Toutes les définitions sont des restes.
Aujourd’hui Flavie Guillaume. Son homme, je l’aime bien. Il a la fragilité de la météo. Au moins lui il sait. Quand il est de gauche, il est gauche ; quand il est rigide, tellement de principes !!! Qui avec le temps s’effondreront…
Dans un monde de bruits naturels souvent silencieux je conçois qu’un dit « dans la nuit » etc. Mais moi j’écris mieux lorsqu’il y a du bruit, que lorsque je suis calme, que lorsque je suis longtemps seul.
Même si le passé est râpé, le futur reste glissant, mais lisse.
Quand un homme ne peut plus bander, de vivre à côté d’une femme c’est indécent avant soixante ans Après c’est de l’amour.
Pour écrire ce multiple roman il faut que je ferme les écoutilles.
Le pouvoir de jouir dans un sexe de femme beaucoup plus jeune est une source de domination sans commune mesure avec la vieillesse. Elle est pour eux la fontaine de jouvence, sans eau, sans crapaud, sans rocher, sans vie.
Seule la ponctuation peut sauver le langage. Pas le silence, la ponctuation.
L’homme est un automate avec quelques répétiteurs au début, après avoir entendu peut-être un mec qui disait n’importe quoi. Ça leurs faisaient plaisir d’être écouter. Rien n’a changé aujourd’hui, il n’y a que des répétiteurs. Les plus flagrants sont chez les historiens. Des centaines d’historiens vont expliquer la révolution française. Peut-être des milliers. Qui ne vont intéresser personne, hormis le juré qui va donner quitus. Le recyclage du temps ancien qui n’explique rien du temps présent je le suis assidûment sur France Culture depuis tant d’années !

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